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?Je ne suis attaché à personne?

3 octobre 2007, 00:00

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Pourquoi l?affaire de l?école du gouvernement de Chitrakoot met le conseiller du Premier ministre que vous êtes en colère ?

Je vous donne les faits. Le 19 mai 2006, le cabinet des ministres décide de fermer l?école. Sept jours plus tard, le ministre de l?Education Dharam Gokhool annonce qu?il va mettre un light structure dans la cour de l?établissement et qu?il va construire une nouvelle école un peu plus loin. En réponse à une question parlementaire le 8 mai 2007, il annonce qu?un contrat de Rs 16,3 millions a été alloué pour ériger cette structure faite de tôle et des tuyaux et que les travaux vont s?achever en octobre. Maintenant il dit que l?école doit fermer au plus vite. Moi je dis que cette structure peut être érigée à Rs 1,2 million et avec Rs 500 000, je répare l?école, affectée par un problème de drain. Pour Rs 12 millions, j?érige une nouvelle école de 12 classes sur les 33 perches qu?offre le shivala de l?endroit. Je viendrais avec un master plan pour Chitrakoot.

Le ministre dit qu?il faut fermer l?école pour un problème d?insécurité.

Les enfants passent huit heures dans l?école mais restent 16 heures dans leur maison juste à côté. S?il y avait un problème de sécurité, il y en aurait partout. Il faudrait donc tout déplacer.

En prenant position sur Chitrakoot, n?êtes-vous pas en train de jouer un jeu politique ?

Quand je suis parti là-bas, c?est en toute sincérité et à la demande de mon vieil ami, Jean-Michel de Senneville. Chitrakoot n?est pas un prétexte. Je n?en ai pas besoin pour partir. Je ne suis attaché à personne et, en ce moment, je garde beaucoup sur le coeur. Si je peux, je continuerait à travailler dans les conditions actuelles. Mais si je ne peux pas, je pars. Le temps me dira où j?irai. Je garde toutes les options ouvertes.

L?heure de partir est-elle proche ?

Peut-être. Le temps nous le dira. Il ne faut pas oublier que quand Navin Ramgoolam avait perdu les élections en 2000, il était au plus bas. Neuf mois plus tard, j?avais dit publiquement que personne ne pourra l?empêcher de redevenir Premier ministre un jour, et j?ai eu raison. Aujourd?hui, je constate qu?il y a beaucoup de problèmes dans le pays. Si l?on ne fait pas attention on va se cogner contre le mur. Je conseille le Premier ministre et s?il ne m?écoute pas, tant pis pour lui. Mais croyez-moi, il est dans son avantage de m?écouter et je continuerai à dire là où ça ne va pas, qu?il soit content ou pas.

Que pensez-vous du retour de Paul Bérenger au poste du leader de l?opposition ?

Ça lui revient de droit. Pravind Jugnauth ne doit pas être en colère. Le poste de leader de l?opposition revient légitimement à Paul Bérenger.

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