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Jardin payant : premiers pas dans le tumulte

2 octobre 2007, 00:00

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Les membres du Front commun arrivent vers midi. Georges Ah-Yan et Atma Shanto en tête, suivis de Georges Legallant, membre de Rezistans ek Alternativ. Selon eux, les autorités ne peuvent initier l?entrée payante sans une loi promulguée à cet effet. Ils tentent alors d?entrer sans payer au jardin de Pamplemousses mais en vain.

Pour leur faire barrage, une douzaine de policiers et trois véhicules de la Special Supporting Unit, sous la supervision du surintendant Gian Ramchurn. Une grande nervosité règne et l?agitation augmente jusqu?à une prise à partie entre Atma Shanto et un policier. Georges Legallant est, lui, victime d?un malaise.

Georges Ah-Yan, pamphlets en main, attire l?attention sur ce qu?il considère comme un défaut de gestion du SSR Botanic Garden Trust : Rs 12 millions consacrées aux dépenses courantes alors que Rs 10 millions suffiraient. ?Où sont les Rs 2 millions restantes ?? se demande-t-il. Chetanand Ramgoolam, qui ne paraîtra pas devant les manifestants, indique, lui, que Rs 16 à 17 millions sont nécessaires à l?entretien et au fonctionnement du jardin. Il ajoute que les revenus perçus par la billetterie serviront aussi à de nombreux projets dont ceux, prioritaires, portant sur l?irrigation et la clôture ainsi que la rénovation du château de Mon Plaisir.

Atma Shanto parle, lui, de patrimoine qu?on privatise, qu?on soustrait à des sociétés de nettoyage et d?entretien et de la menace pour les Mauriciens d?un accès encore plus cher dans le futur.

Un peu plus loin, en face du jardin, nous rencontrons Abdoolah Khan, patron de Botanic Shop, qui vend des articles pour touristes : ?C?est embarrassant cette entrée payante. Pensez à mes vendeuses qui ont l?habitude de faire du marketing dans le Jardin pour mon magasin, sept ou huit fois par jour. On m?a répondu qu?il faudrait payer à chaque fois, sauf si le Board accorde une autorisation. Avouez que cela n?est pas facile.?

Les témoins de l?échange entre manifestants, pouvant presque se compter sur les doigts d?une main, et des policiers aux effectifs bien plus nourris, assistent à une scène rocambolesque. Pierre Poivre, figé dans son buste de bronze, semble amusé par ce spectacle. A moins que son sourire ne soit qu?une mimique de déplaisir...

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