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Gérard Louise, directeur de la MASA : ?Nous travaillonssur un plan de pension pour les artistes?
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Gérard Louise, directeur de la MASA : ?Nous travaillonssur un plan de pension pour les artistes?
● A quoi sert une ?Awards nite? ? De vitrine pour réunir l?espace d?un soir un univers peuplé d?individualistes, quand il ne fonctionne pas avec des cliques ?
Ce n?est pas juste la Mauritius Society of Authors (MASA) qui organise ce type de soirée de récompenses. Partout dans le monde cela se fait. Un trophée c?est une motivation. C?est une compétition saine, qui amène l?unité artistique. Prenez la musique par exemple, c?est un produit commercial, qui dit commerce dit argent, dit rivalité. La soirée est faite pour rester loin de cela, pour rassembler.
Le travail de la MASA ne s?arrête pas qu?au ?Awards Nite?. Nous avons invité des gens comme Gérard Louis, Claudio Veeraragoo, les Bhojpuri Boys, les Bhojpuri Baja Baje Boys à s?asseoir à la même table. Et ils ont accepté de jouer le jeu. Au nom de la diversité.
● On se souvient qu?en février dernier, la soirée de récompenses avait été renvoyée à cause du choix du groupe pour l?animation de la soirée. Quand on avait choisi le groupe de Gérard Louis, d?autres avaient dit : pourquoi pas eux ? Des artistes avaient alors déploré un manque de transparence à ce niveau. Pour quelle formule avez-vous opté cette fois ? Fait-elle l?unanimité ?
Nous avons l?habitude de faire appel aux membres de la MASA. A la place, cette fois, nous avons choisi un groupe qui fait de l?animation à l?hôtel. Il s?agit de ?Rising Sun? de Mike Grassy, qui se produit au Saint-Géran. Etant donné que la MASA va bientôt s?occuper des droits des interprètes (secondary rights for performers), nous avons pensé qu?il était temps de faire place à cette catégorie d?artistes. Et puis on verra aussi Sandra Mayotte ou encore Eric Triton sur scène.
● Quand ces droits voisins seront-ils du ressort de la MASA ?
Nous sommes au stade préliminaire ; ils font d?abord négocier les contrats de réciprocité avec les sociétés soeurs. C?est une mesure qui figure dans notre plan quinquennal qui démarre en janvier 2008.
● Revenons au présent. Cette semaine, la douane a effectué une importante saisie d?hologrammes...
Oui, cela tourne autour de 16 800 pièces (NdlR : l?hologramme est une vignette figurant sur chaque exemplaire d?un album, pour certifier que c?est un original). C?est énorme. L?affaire a été référée à l?Anti drug smuggling unit (Adsu) l?enquête dira à qui et à quoi cela devait servir.
● C?est suite à une saisie de timbres contrefaits que la MASA était passée aux hologrammes. Est-ce que la société des droits d?auteurs pense déjà à adopter une autre méthode pour attester de l?authenticité du produit ?
Tout à fait. Nous y réfléchissons. Il faudra trouver un système avec d?autres codes, qui intègre notamment le code barres et celui de l?éditeur (publisher?s code).
Au fait cette semaine nous avons surtout été occupés par le passage chez nous de Rob Hooijer, le directeur des Affaires africaines à la confédération internationale des sociétés de droits d?auteur (CISAC). Il s?agit d?une visite d?accréditation.
● En d?autre termes d?inspection ?
D?évaluation du travail de la MASA si vous voulez. Rob Hooijer a eu des séances de travail avec l?Attorney General. C?est à cette occasion que la délégation a eu la surprise d?apprendre que les amendements au Copyright Act, notamment pour combattre le piratage, des amendements qui ont été annoncés à plusieurs reprises, attendent toujours d?être votés.
● Où en est-on dans les procédures ?
Le dossier est chez le ministère des Arts et de la Culture depuis 2002.
● Ce qui veut dire que l?autonomie de la MASA, adoptée à l?unanimité par son assemblée générale attend aussi ?
Ecoutez, Rob Hooijer a lui saisi l?occasion pour dire qu?au Botswana, par exemple, qui est la dernière-née des sociétés des droits d?auteur africaines, parce qu?elle n?existe que depuis deux semaines, est autonome. Et que le Ghana a changé la loi pour rendre sa société autonome.
Si vous regardez les dispositions du Copyright Act, c?est le conseil d?administration qui est souverain. Un board où il y a six représentants des artistes et sept représentants de ministères. La MASA n?est pas un organisme parapublic.
● Le représentant de la CISAC a aussi rencontré le ministre des Finances...
Oui. Nous travaillons sur un plan de pension pour les artistes. Un plan contributif avec retraite payable à 65 ans. Les modalités restent encore à être déterminées. Les techniciens du ministère sont dessus.
● En attendant, le 19 est la date d?inauguration de la MASA House. A quoi va-t-elle servir ?
Ce bâtiment de deux étages servira de locaux administratifs, d?amphithéâtre pour les rencontres, les répétitions. Il y aura aussi une école pour apprendre le business musical, pour donner les outils aux artistes d?assurer le marketing des projets. D?ailleurs, des formateurs de la Fédération internationale de la musique vont nous aider dans nos efforts pour professionnaliser les artistes.
● A combien s?élève ce projet ?
L?achat de ces nouveaux locaux situés à l?arrière du poste de police de Beau-Bassin a coûté Rs 5 millions, et la rénovation Rs 4 millions. Tout cela avec une subvention qui est passée de Rs 1 million à Rs 950 000. Cela dit, la MASA collecte et distribue des droits d?auteur de l?ordre de Rs 17 millions par an. La prochaine distribution aura lieu en décembre.
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