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Honneur au journaliste

30 septembre 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Alors que les relations entre le sommet de l?État et la presse se tendent, c?est à un journaliste que l?université de Maurice a choisi de rendre hommage cette semaine. « À travers moi, c?est toute la profession journalistique que l?on honore », a déclaré Jean-Claude de l?Estrac en recevant son titre de Honorary Fellow in Journalism des mains du vice-chancelier de l?université, Indur Fagoonee.

Dans son discours de présentation le Professeur Satinder Ragobur, doyen de la faculté des sciences humaines et sociales de l?université de Maurice, a retracé la riche carrière de ce « brillant journaliste » et « homme politique raffiné » qui aura su « s?élever par-delà la politique pour se consacrer à l?action non partisane. Et qui continue de servir pour l?avancement et le progrès de son pays ».

En retraçant la carrière de l?ancien rédacteur en chef de l?express et l?actuel directeur exécutif du groupe de presse La Sentinelle, le professeur Ragobur s?est appesanti sur « l?amour » que ce dernier voue au journalisme pour expliquer sa contribution « à une société mauricienne progressiste, capable de penser avant toutà l?intérêt national en dépassant les clivages ethniques et culturels ».

En prononçant son discours de remerciement, Jean-Claude de l?Estrac devait prendre l?auditoire à contre-pied. En décrivant, à sa manière, ce qui constitue une relation saine entre la presse et le pouvoir. Ainsi, évoquant la fonction de chien de garde de la presse, Jean-Claude de l?Estrac explique que c?est vers elle que se tournent les citoyens pour connaître la vérité sur le fonctionnement politique, administratif et économique du pays. Une faculté de donner un éclairage nouveau ou d?analyser certains faits « susceptibles de déplaire aux politiciens » et qui ne manque donc pas de lui donner « une image d?opposition à l?establishment ».

Le prix à payer pour la liberté d?expression

Poursuivant sa réflexion, Jean-Claude de l?Estrac devait insister que la relation entre la presse et le pouvoir n?ira pas en s?améliorant. « Laissez-moi donner l?assurance au public mauricien que la relation entre la presse et les politiciens au pouvoir, quels qu?ils soient, ne va pas s?améliorer? », a-t-il assuré devant un parterre de nouveaux diplômés relativement médusés devant une telle affirmation. « C?est là le prix à payer pour la liberté d?expression et l?existence d?une démocratie vibrante. »

Soulignant les valeurs déontologiques d?intégrité, d?honnêteté et d?équité qui régissent la presse mauricienne, il a insisté sur « l?humilité de reconnaître des erreurs qui peuvent arriver et qui surgissent souvent plus qu?elles ne doivent ». Et de terminer sur une note de fierté sur la mission des journalistes qui ont « puissamment contribué à ce que les citoyens du pays s?impliquent davantage sur les questions liées au développement économique et aux grands enjeux nationaux ».

A. C.

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