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Le PM dénonce la France et la Grande-Bretagne
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Le PM dénonce la France et la Grande-Bretagne
Le Premier ministre (PM), Navin Ramgoolam, a parlé hier à la tribune des Nations unies comme il parle à Maurice. Il s?est élevé contre le fait que tous les appels de Maurice à la Grande-Bretagne et la France ? les anciens colonisateurs de Maurice ? sont tombés dans l?oreille des sourds.
«Maurice ne peut pas et ne va pas accepter que son intégrité territoriale et sa souveraineté sur les îles Chagos et sur Tromelin soient compromises», a affirmé le PM, hier, avec force. Si le thème du discours n?est pas nouveau, c?est sa performance qui étonne.
L?an dernier déjà, Navin Ramgoolam avait haussé le ton. Mais hier, il a délaissé la politesse qu?on attend généralement des petits pays à la tribune des Nations unies.
Le PM, ne regardant pas son discours écrit, s?adresse à l?audience en montrant sa colère et son exaspération. «A la conférence constitutionnelle en 1965 où il était question de l?Indépendance de Maurice, l?archipel des Chagos et d?autres îles faisaient partie intégrale de notre territoire. Ils auraient dû le rester conformément à la résolution de la charte des Nations unies, 1 514 de 1960 et la résolution 2 066 de 1965.»
Il explique que la résolution 1 514 dit que toute tentative de démembrer en partie ou en totalité l?unité et l?intégrité territoriale d?un pays «est incompatible avec les principes de la charte des Nations unies». Mais Navin Ramgoolam ajoute ? pour ceux qui ne le savent pas déjà ? que ce qu?ont fait «nos pouvoirs coloniaux à l?époque de l?Indépendance constitue un démembrement de notre territoire au mépris total de la résolution 1 514 et 2066 des Nations unies». Silence avant de poursuivre que cela constitue aussi «une violation des chartes des Nations unies».
Conseil de securite
Navin Ramgoolam ne laisse aucun doute sur les priorités de Maurice. Il reconnaît l?importance du soutien financier et autres de la France et la Grande-Bretagne mais cela ne veut pas dire que Maurice va compromettre son intégrité territoriale. Il se veut ferme mais raisonnable. «Je demande, encore une fois, à la Grande-Bretagne de s?engager dans des discussions bilatérales avec nous aussitôt que possible pour nous permettre d?exercer notre souveraineté sur les Chagos.»
Le PM fait aussi appel à la France tout en admettant «le progrès des discussions» déjà engagées. «Nous allons essayer de trouver un terrain d?entente mais nous n?allons pas faire de compromis.» Il s?élève aussi avec force ? encore une fois ? contre le fait que l?Inde, «la plus grande démocratie du monde», n?a toujours pas sa place permanente au Conseil de sécurité des Nations unies.
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