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Des squatters sommés de quitter Belle-Mare
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Des squatters sommés de quitter Belle-Mare
Les récalcitrants risquent une peine d?emprisonnement de cinq ans. Et c?est dimanche matin que les squatters de Belle-Mare auront à évacuer les lieux. Les officiers du Land and Housing, accompagnés de 25 policiers, se sont rendus dans la localité hier matin pour lancer l?ultimatum aux squatters. Mais ces derniers sont résolus à ne pas quitter les lieux et veulent à tout prix avoir une réunion avec le ministre Asraf Dulull.
«Si li vinn tir nou la li pa pou bon. Nou pa pe rod sa nou. Nou pe rod zis enn coin pou nou reste», dit Anthony Perrine, un squatter, inquiet. Ce dernier et 26 autres familles doivent évacuer la terre de l?Etat située à quelques mètres de la plage publique. Certains d?entre eux occupent cet endroit depuis plus de trente ans.
Cette décision a été prise par l?Etat à la suite d?une information selon laquelle la famille Drabacan, qui y habite, aurait construit illégalement des maisons en tôle pour ensuite les louer. Les officiers ont apposé, sur chaque maison qui se trouve sur ces terres, des notices informant les occupants qu?ils doivent quitter les lieux dans les 48 heures.
Les officiers et policiers partis, les squatters se sont rassemblés pour essayer ensemble de trouver un chemin de sortie. «Couma lor riviere noir ena bel bel later ki gouvernma inn donn etranze pou mont lotel ? Morisien bizin squate mem li», fait valoir Anthony Perrine. Il dit consentir à louer ce terrain avec le gouvernement en lui donnant un tiers du loyer qu?il aurait payé en temps normal «Nounn okip sa later la depi trente ans. Nounn entretenir li. Kan ti ena chikungunya noun rest lamem. Don nou sa ti bout la», lâche Clarel Pauline, père de trois enfants.
<B>J.R. </B>
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