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2 septembre 2007, 00:00

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Si les Américains, et plus modestement la Russie et désormais la Chine, et quelques autres pays engloutissent des budgets faramineux dans la recherche et l?industrie spatiale, ce n?est pas d?abord pour le prestige, ni pour la réputation de quelques prix Nobel. C?est avant tout pour des raisons pratiques tournées vers l?avenir à plus ou moins long terme. C?est qu?un jour la Terre deviendra inhabitable, et que la survie de l?humanité nous contraindra à trouver refuge, soit sur une autre planète, soit à bord de satellites conçus pour accueillir les humains survivants.

Car cette hypothèse ne se vérifiera qu?après une immense catastrophe planétaire, venue de l?espace ou par nous provoquée. Dans le premier cas de figure, ce pourrait être une monstrueuse collision avec une comète dans le genre de celle qui tua les dinosaures invraisemblablement éliminés par l?explosion d?une étoile, une supernova proche de notre système solaire, pensent les savants. Dans le second cas, ce pourrait être les rayons irréversibles qu?une guerre atomique généralisée provoquerait sur notre globe, brûlant et vitrifiant toute forme de vie sur des espaces considérables. Réplique qu?une bombe à hydrogène d?une tonne libère une énergie équivalents à des millions de tonnes de TNT (Trinitrotoluène ? C?est l?arsenal en bombe de dix mégatonnes stockées ici et là enterrés de quoi anéantir plusieurs terres? Sans parler des autres « armes à destruction massive »?

Étant donné le peu de fiabilité qu?étaient sous nos yeux un certain nombre de nations, quant à la sagesse et au respect de la vie, il n?est pas extravagant de prévoir l?éventualité du pire. Et la fuite des rescapés d?un cataclysme sera une nouvelle aventure de l?humanité, à l?image des « Chroniques martiennes de Ray Bradbury ». Car, thème fréquent des romans de science fiction, cet anéantissement de l?espèce humaine est devenu objet d?études chez les savants les plus sérieux du monde entier.

Nous parlions des ovnis récemment, qui pourrait affirmer qu?il n?existe pas dans l?infini du cosmos, des Intelligences très supérieures à la nôtre. Intervenant dans la marche de notre planète par l?observation de satellites-espions, (à cet égard, « Phobos », le satellite de Mars a longtemps intrigué les astrophysiciens,?et dont les intentions nous sont totalement inconnues).

En fait, notre mémoire oublie beaucoup ? surtout les faits dérangeants. Qui se souvient, par exemple, relatée par la Presse, de l?explosion qui eut lieu en Sibérie le 30 juin 1908, comparable à la puissance de plusieurs bombes. On a évoqué une météorite. Cependant, les enquêtes effectuées sur le terrain, en 1927, puis 1963, révèlent des perturbations électromagnétiques, comme en produiront plus tard les essais de bombes thermo-aucidaires. Plusieurs témoins des bagnes de Sibérie moururent de maladie mystérieuse, semblable à la leucémie observée sur les irradiés d?Hiroshima et de Nagasaki. Quant à l?hypothèse de la comète, elle ne reflète guère qu?une comète de cette importance aurait été repérée par les observatoires avant de frapper la terre. Alors ? un ingénieur russe, Alexandre Kazantzev, a proposé une explication, pas plus invraisemblable que beaucoup d?autres, l?explosion d?un astronef venu de l?espace. Parmi les quelque quatre-vingts hypothèses qui furent exprimées à cette occasion, celle-là est encore la plus probable. Ce fut récemment le cas du crash de Rosewell.

Cette prévisibilité d?avoir à penser « notre ailleurs », le grand physicien, (à demi paralysé) Stephen Hawking l?a clairement évoquée : « la survie de l?espace humaine est en péril tant que nous resterons confinés à notre seule planète. Tôt ou tard, des désastres ? « collision avec un astéroïde ou conflit nucléaire ? pourraient nous faire disparaître, et nous ne trouverons nulle part ailleurs des conditions aussi favorables que sur Terre, si nous ne nous envolons pas vers un autre système solaire ». Or, seule la lune et Mars sont, pour le moment accessibles aux terriens. La Nasa a envisagé des plans de sauvetage vers ces deux planètes. Le reste du cosmos nous est fermé. Alpha de Centaure est située à plus de quatre années lumières de nous, soit des dizaines de millions de kilomètres.

L?idée de la colonisation de l?espace passe de rêverie à réalité. Qu?il s?agisse de la Nasa ou de l?Esa (Agence spatiale européenne) avec nos programmes « Mélissa », les scientifiques et les philosophes ont clairement défini les buts, et les énormes difficultés dans la mise au point d?un exil des hommes vers un autre monde : source d?énergie suffisante (matière/antimatière) : durée de la vie humaine incompatible avec le temps d?un tel voyage, conditions de vie liées au climat, aux ressources nutritives, à la résistance au rayonnement, aux virus, etc.

Resterait la solution technique. La mise au point de satellites habitables ? sortes de gigantesques « bulles » renfermant le nécessaire vital indispensable à l?entretien de la vie d?un organisme humain?

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