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L?État reconnaît les crimes commis par la dictature
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L?État reconnaît les crimes commis par la dictature
Le gouvernement brésilien a reconnu pour la première fois la responsabilité de l?État dans les crimes commis pendant les années de la dictature, dans un document officiel présenté le 29 août. Ce document, un livre intitulé Le droit à la mémoire et à la vérité, est le fruit de onze années de travail de la Commission spéciale sur les morts et les disparus politiques, mise en place pour enquêter sur les crimes de la dictature.
« C?est la première fois que l?État brésilien reconnaît officiellement dans un document qu?il y a eu de la torture, des séquestrations et des disparitions pratiquées au nom de et par l?État », a déclaré à l?AFP Cecilia Coimbra, vice-présidente de l?organisation non gouvernementale Tortura Nunca Más (« La torture, plus jamais »). Le livre retrace l?histoire de plus de 400 opposants politiques victimes de l?ultime dictature militaire au Brésil (1964-1985).
« Ce livre signifie le rétablissement de la mémoire, de la vérité », a affirmé le président de la commission spéciale, Marco Antonio Rodrigues Barbosa, en présentant le livre. S?exprimant devant des proches et le gouvernement au complet, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a, pour sa part, rappelé « qu?une des blessures qui restent ouvertes en permanence est la localisation des restes des victimes » de la dictature.
Le gouvernement brésilien a recensé officiellement 357 victimes des années de dictature au Brésil, mais ce chiffre est contesté par l?ONG Tortura Nunca Mas qui parle de 480 morts et disparus.
© Le Nouvel Observateur
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