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Ponapa Naiken remplace Bérenger comme SG du MMM

28 août 2007, 00:00

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Le Premier comité central post-11 juin 1982 du MMM se constitue à la fin d?août 1982 et désigne Ponapa Naiken au poste de secrétaire-général et Dharmanand Fokeer à la présidence. Ils remplacent, à ces deux fonctions, Paul Bérenger et Anerood Jugnauth, devenus respectivement ministre des Finances et Premier ministre, à l?issue des législatives du 11 juin 1982. G. Azary complète le triumvirat dirigeant, en occupant le poste de secrétaire général adjoint. Les autres membres du politburo du MMM sont Ramesh Seereekissoon (vice-président), Devanand Routho (trésorier), MM. Unjore, Jugnauth, France Soopramanien, Kader Bhayat, Jean-Claude de l?Estrac, Ramduth Jaddoo et Paul Bérenger, simples membres.

Le mot d?ordre est de dispenser les ministres du gouvernement MMM/PSM de toute responsabilité au sein du parti afin qu?ils puissent s?adonner entièrement à leurs nouvelles responsabilités ministérielles. Le nouveau politburo se prépare à prendre contact avec son partenaire gouvernemental, le PSM. La prochaine réunion du comité central est fixée au 4 septembre 1982. La première tâche du nouveau secrétaire général Naiken sera de trancher un litige ayant surgi lors de l?élection régionale du délégué de la circonscription No 20 au comité central.

D?aucuns s?attendaient à ce que Raj Virahsawmy émerge comme le nouveau secrétaire général du MMM et remplace Paul Bérenger à ce poste. Avant les élections, on disait beaucoup de bien de sa longue militance. On faisait ressortir qu?il avait vécu « les grandes heures de lutte du parti ». On rappelle, à juste titre, qu?il fut emprisonné pour des raisons politiques pendant neuf mois, au début des années 1970. Il a certes contre lui un passage au MMMSP (MMM sans Paul), dirigé alors par son frère Dev Virahsawmy. Il s?est rattrapé, depuis en participant activement à la campagne électorale, menant au scrutin victorieux du 11 juin 1982. Il a surtout milité au No 13, circonscription de Souillac/Rivière des Anguilles, celle d?Harish Boodhoo, de Swalay Kasenally et de Vishnu Lutchmeenaraidoo. Il a été aussi très actif au Nos 14 (Savane/Rivière Noire) et 6 (Grand-Baie/Poudre-d?Or).

Ramesh Seereekissoon est également un militant de la première heure. Il entre par la suite dans la fonction publique. Il est attaché à l?ambassade de Maurice à Paris. Il reprend contact avec le MMM, quelques mois avant les élections du 11 juin 1982.

Les élections régionales des délégués des vingt circonscriptions au comité central ont généré bien des surprises et de taille. Au No 5, par exemple (Pamplemousses/Triolet), le ministre des Administrations régionales, Prem Koonjoo, ne peut se faire élire au comité central. Le siège, qu?il convoitait, revient de haute lutte au jeune R. Bunglee, un jeune diplômé mais chômeur. Il s?est montré très actif au sein de la Mauritius Graduates Union avant les législatives.

Sept députés parviennent toutefois à se faire élire au comité central sur une base régionale. Ils sont Jean Claude de l?Estrac (No 19), Devanand Routho (No 18), Lutchmeeparsad Ramsahok (No 12), Azize Asgarally (No 10), Dharmanand Fokeer (No 6), Mahen Utchanah (No 7), Mathieu Laclé (No 1). Les autres militants non-députés désignés pour représenter une circonscription au sein du comité central sont Serge Rayapoullé (No 2), Raffick Goolfee (No 3), J.C. Emile (No 4), Jeewalah (No 8), Dhoongoo (No 9), J. Haton (No 11), H. Enjoor (No 13), Mungur (No 14), Roshan Sobhee (No 15), Alex (No 16), J.C. Cotegah (No 17).

Toutes les circonscriptions désignent leur représentant au sein du comité central hormis le No 20 (Beau-Bassin/Petite-Rivière). Des scrutins désignent tour à tour S. Chand ou F. Jattun sans qu?ils puissent créer un consensus autour de leur nom.

Des observateurs de la chose politique se fondent sur ces élections au premier comité central post-11 juin 1982 pour entrevoir comme une sorte de remontée des militants de la première heure à la tête du parti. Mais la grande question qui agite tous les esprits dans et hors le MMM est celle-ci : le gouvernement MMM/PSM aura-t-il à s?aligner sur les lignes directrices du parti ou l?inverse ? Réponse en mars 1983.

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