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Du Morne au monde, la route continue

27 août 2007, 00:00

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Modeste deux-pièces. Appelé à être la base d?opération de Le Morne Heritage Trust Fund ( LMHTF). Si ce site office est opérationnel depuis deux mois déjà, ce n?est que jeudi 23 août ? journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ? que les lieux ont été officiellement inaugurés.

Alors que le quartier général du LMHTF se trouve à l?avenue Soobiah à Réduit ? et que des réunions se tiennent également à la salle de conférence du ministère des Arts et de la Culture (Mahendra Gowresoo a affirmé jeudi avoir mis cette salle à disposition du trust fund) ? quelle sera exactement l?utilité du ?site office? du Morne ?

?Il fallait un bureau près du site. Il aura un rôle dans la préparation de la version finale du plan de gestion du site?, explique Stéphanie Anquetil, directrice du LMHTF. ?Il n?est pas correct de demander à des gens de sortir du Morne pour assister à des réunions à Port-Louis à chaque fois.? Outre le ?contact permanent? avec les habitants, les ? premiers concernés? pour qu?ils soient mieux informés de tous les développements concernant le dossier d?inscription du Morne sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco, Stéphanie Anquetil explique que ce bureau est un palliatif au centre communautaire, ?là où l?ordinateur est cassé depuis quelque temps?. Le bureau du MMHTF donne accès gratuitement à un ordinateur (avec connexion ADSL) aux villageois. Un bureau avec un personnel de trois personnes (recrutées au village) : le site officer, un cadre administratif et un préposé au nettoyage.

L?inauguration est donc le moment de faire le point sur le dossier d?inscription. Le Nomination Dossier qui a déjà été remis en février a été jugé ?techniquement complet?, indique Stéphanie Anquetil. Prochaine étape : le plan de gestion. Sa version initiale a été soumise à la consultation publique depuis mars. La version finale devra être soumise à l?Unesco d?ici février 2008. ?Nous comptons finir bien avant, au cas où il y aurait des modifications à apporter.? La décision du World Heritage Centre sera connue lors de la prochaine réunion prévue à Québec au Canada en février 2008.

Pendant ce temps, des fouilles se poursuivent sur la montagne symbole. C?est avec moult précautions que François Odendaal, expert indépendant, de retour dans l?île depuis mercredi soir, mentionne un ?nouveau site passionnant sur la montagne?. Sans pouvoir en dire plus, faute d?autorisation. ?Ce qu?il vous reste à faire, c?est montrer clairement comment vous allez vous occuper du site. Si vous veillez sur le morne, il vous le rendra en termes de développement économique, de diversification du tourisme. Montre au monde que c?est possible.?

Sollicitée à propos des fouilles en cours, Stéphanie Anquetil se montre tout aussi prudente en expliquant : ?Il y a déjà eu des fouilles qui ont prouvé que ce n?est pas un mythe, qu?il y a bien eu occupation humaine au Morne?. Elle dira préférer rester évasive de crainte que des curieux n?entravent les travaux.

>SUR LE NET

Le Morne en ligne

Tout sur le morne. Son histoire, sa valeur universelle, les fouilles archéologiques qui y ont eu lieu. Mine d?information accessible à l?adresse www.lemorne.org, site web lancé jeudi. Site uniquement en anglais, la rubrique ?archeology? propose des photos saisissantes du ?lafenet?, précipice vertigineux de la montagne. La rubrique s?intéresse notamment au Maroon Slave investigation project entrepris en 2003 par une équipe de l?université de Maurice. Leur but : retrouver des vestiges du maronnage. Trois caves furent identifiées et des signes de présence humaine ( l?emplacement d?un feu de camp, ?ossements et de pierres) furent retrouvés.

INSTITUTION

Le Musée international de l?esclavage inauguré à Liverpool

Le Musée international de l?esclavage a été inauguré le 23 août 2007 à Liverpool dans le cadre des festivités organisées pour le Bicentenaire de l?abolition de la traite négrière dans l?ancien empire britannique. En mettant sur pied ce musée permanent dédié à la traite transatlantique, la ville de Liverpool cherche à illustrer son désir d?assumer une des parties les plus sombres de son histoire.

National Museums Liverpool espère ainsi contribuer à faire avancer les questions liées à l?esclavage et ses conséquences de manière globale. Le musée fait partie de l?enceinte du Musée maritime de Merseyside sur l?Albert Dock à Liverpool, qui est classé site du patrimoine mondial de l?Unesco. Le Musée maritime de Merseyside abrite une Transatlantic Slavery Gallery depuis 1994. Elle a notamment permis d?attirer l?attention internationale sur l?importance de l?histoire de l?esclavage, en mettant en lumière les conséquences de la traite sur le monde moderne. Le musée aborde les problèmes contemporains induits par l?esclavage et le traite négrière, cherchant par là à dépasser le caractère strictement historique de la traite. Le musée a pour thèmes centraux les droits de l?homme, la liberté et le sous-développement en Afrique et dans les Caraïbes. Les identités culturelles, le pluralisme et la discrimination raciale, les contributions majeures des descendants africains en Amérique et en Europe. Il est également question de développer l?enseignement et la recherche, principalement grâce à la création d?un institut de recherche (prévu pour 2010) et un centre de ressources ouvert au public.

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