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?Bambaras? : contrôle strict
L?élevage des concombres de mer, ou bambaras, commence à prendre de l?ampleur à Maurice. De plus en plus de Mauriciens s?adonnent à ce commerce.
Vishwani Sooroojbally a commencé son marketing en juillet de cette année et a eu des commandes de 18 tonnes en 6 mois. Dans un petit local en tôle à Grand-Sable, huit dames et deux hommes gagnent leur vie en préparant ces visqueuses bêtes. Une trentaine de pêcheurs en font la collecte. Les dames s?occupent du lavage et du nettoyage. Tout de suite après les bambaras passent à la grande casserole d?eau bouillante. Le tout est ensuite mis à sécher avant d?être ensaché pour l?exportation.
Direction : la Chine ou d?autres pays d?Asie. Cinq espèces sont exportables, explique Vishwani Sooroojbally.
?C?est un Srilankais qui a partagé avec nous son savoir-faire?, explique la responsable. La compagnie travaille, en toute légalité et détient les permis nécessaires pour opérer. ?Il y a des fraudeurs qui opèrent. A maintes reprises j?ai essayé de porter plainte mais personne ne m?écoute?. Pourtant, il y a des gardes-pêche à Bois-des- Amourettes. Selon elle, il n?y aurait personne pour consigner ses doléances.
Des ?fuites?
Les responsables des compagnies spécialisées dans le commerce des concombres de mer à Maurice dénoncent ce qu?ils appellent des ?fuites? après chaque réunion tenue avec des officiers du ministère de l?Agro-industrie pour revoir le fonctionnement et les problèmes entourant le commerce de ces fruits de mer.
Pour soutenir ses arguments, le directeur d?une compagnie exportatrice déclare que des pêcheurs étaient au courant des sanctions auxquelles ils seraient exposés si jamais ils continuaient à pêcher les bambaras dans l?illégalité, c?est-à-dire sans le permis délivré par le ministère de la Pêche.
?Nous déplorons vivement cette attitude alors que certains officiers exigent que nous ayons tous les permis nécessaires pour pouvoir opérer?, s?indigne le directeur d?une des compagnies exportatrices.
Certains directeurs demandent à Arvin Boolell ministre de l?Agro-industrie d?enquêter pour mettre fin à ces pratiques les ?fuites? pouvant mettre leur vie en danger.
Koomaren Vadeevaloo
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