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Le père du bébé nie avoir assisté à l?accouchement
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Le père du bébé nie avoir assisté à l?accouchement
Le père du bébé assassiné a été interrogé par la police. Ce peintre de 21 ans habitant chez sa grand-mère, à Sainte-Croix, affirme n?avoir pas assisté à l?accouchement. Toutefois, il concède que depuis décembre, il a eu régulièrement des rapports sexuels avec la jeune fille. Il en était, dit-il, amoureux depuis des années. Il a pu partir après l?interrogatoire.
Jeudi, le père de l?adolescente a aussi été questionné par la police. Il a déclaré qu?il n?était pas à la maison au moment de l?accouchement. Et il aurait été informé au téléphone de ce qui s?était passé à son domicile.
Selon la grand-mère du jeune homme, cela fait «sept ans qu?ils s?aiment». L?élève de 17 ans, dit-elle, venait souvent «à la maison». Elle n?était cependant pas au courant de sa grossesse. Depuis la tragédie, son petit-fils n?habite plus chez elle. Dimanche, au cours de la journée, précise-t-elle, son petit-fils s?était rendu à une fête chez un parent.
Quant à l?adolescente, qui a retenu les services de Me Devina Deonarain, la police attend qu?elle se rétablisse pour qu?elle donne sa version. En attendant, elle reste sous surveillance policière à l?hôpital Jeetoo. Il semblerait que l?examen psychiatrique auquel elle a été soumise ait révélé qu?elle est saine d?esprit.
<B>Grossesse de sept mois</B>
Les enquêteurs se demandent comment elle aurait pu accoucher sans assistance. Quant à la possibilité qu?elle ait blessé l?enfant en tentant de couper le cordon ombilical, les enquêteurs n?y croient pas trop, vu le nombre de coups infligés au bébé (30 coups, dont deux à la nuque). L?arme du crime n?a pas non plus été identifiée à ce stade.
Les parents de la jeune fille ont affirmé à la police qu?elle ne se sentait pas bien la veille de l?accouchement, soit samedi. Et c?est dimanche qu?elle leur aurait avoué sa grossesse, après quoi elle leur aurait dit que le nourrisson était dans un sac.
Le bébé, une fille née au terme d?une grossesse de sept mois, aurait été en vie au moment où elle a été tuée. C?est ce qu?établit le rapport du Dr Satish Boolell, chief police medical officer. Ce dernier a attribué le décès à des coups multiples à la poitrine. Le nourrisson portait des lacérations et des perforations au corps. Ces coups, assenés avec violence, lui ont lacéré le c?ur. L?enquête policière a été confiée aux hommes de l?assistant surintendant de police Roger Noël de la Criminal Investigation Division de la division Nord. Le chef inspecteur Reshard Delawarally et l?inspecteur Jocelyn Mootooveeren font partie des enquêteurs.
Les proches de la jeune mère ont reçu la visite de Kalyanee Juggoo, députée de la circonscription, mercredi, pendant la journée.
<B>Shirin Aumeeruddy-Cziffra «choquée» </B>
En mission à Rodrigues au moment des faits, l?Ombudsperson for Children, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, s?est dit «choquée» par ce cas d?infanticide allégué. «Comment un tel crime a pu se produire alors qu?on pourrait se doter des moyens nécessaires pour empêcher cela ?» Selon l?Ombudsperson, la grossesse précoce d?une fille de 17 ans apporte déjà la preuve d?un «manque d?encadrement des jeunes sur la sexualité». Elle ajoute que «cette période a dû être très difficile pour cette jeune fille car elle a dû se sentir rejetée de par son état. Mais elle est aussi victime d?un système.» Elle met l?accent sur la responsabilité du père de l?enfant et des parents de l?adolescente.
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