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Sans emploi mais très engagées

9 août 2007, 00:00

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?Nou kass impe routine - stress, missie ek zenfan?, lance, en souriant, Indranee Manna, secrétaire de la Ladies Association de Mare Tabac. Cette association enregistrée, regroupe une quarantaine de femmes au foyés depuis 1997. Elles se rencontrent régulièrement, dans une ambiance conviviale et amicale, pour implémenter des projets. Des projets pour l?avancement et l?épanouissement de ces dames sans emploi. Le Mare-Tabac Social Welfare Centre est le quartier-général de la Ladies Association. C?est là où sont régulièrement dispensés les différents cours de sensibilisation par la NatreSa et par d?autres ONG. ?Kuma tou sa bann madame la pe asiz dan lakaz, nou pe encourage zot fer ban activites ki pou osi bon pou zot lasante?, explique Hootra Raghoo, présidente de l?association. Plusieurs femmes ont épousé l?idée de se réunir au sein de cette association : Radha Seebaluck, Urmila Khoodeeram, Soonita Devi Neermul et Simla Bhawani entre autres.

Loin de se considérer comme chômeuses, elles s?activent chaque jour. Conscientes aussi que leur support financier, en étant employées, aurait aidé leurs familles. ?Sa li vrai mais bann cours ki nou suiv permet nou aprann boucou zafer?, dit Indranee Manna. Donc, elles se cultivent sur plusieurs créneaux et seront ainsi prêtes à travailler si le besoin se fait sentir. Le ministère de la Femme apporte un grand soutien en ce qu?il s?agit de développer la créativité de ces dames. Des cours de peinture sur toile, de décoration florale, de confection de paniers en rotin, de home economics et pleins d?autres sont prévus.

Comme quoi elles s?occupent autant que celles qui ont un travail. Elles pensent aussi à valoriser ce qu?elles produisent en organisant des salons culinaires et des expo-ventes. Dans ce village du Sud, la culture est une de leurs priorités.

Ces femmes, outre leur débrouillardise, se consacrent beaucoup aux activités culturelles, avec leur famille, comme pour la fête Divali, pour les prières, pour la Fête des mères ou pour les fêtes de Noël. Lundi dernier, l?association a organisé une journée récréative. Des jeux divers étaient au programme comme le jumping in bag, le musical hat ou même le basketball. Sportives et à la fois solidaires, les femmes de Mare-Tabac sont toujours à la recherche d?une activité. ?Nou content fer sport pou nou okip nou la sante?. Leur souhait est de pouvoir profiter de la piscine de Mare-d?Albert, un nouveau petit bijou de la région. Le vendredi 10 août, dans l?enceinte du Social Welfare Centre, se tiendra le salon culinaire de la Ladies Association. Une grande variété de plats mauriciens et orientaux seront exposés par les cordons bleus .

Neermul Rajendrakumar, un habitant de la localité, membre du groupe Beachcomber, est le coordinateur de plusieurs projets de Fondation Espoir et Développement (FED) dont ceux de la Ladies Association. ?Nou ciblé bann lendroit kot pena boucou activites?, explique Neermul. Selon lui certaines femmes ne sont pas assez informées de leurs droits , surtout en ce qui concerne de nombreux problèmes comme la violence domestique. Un programme sur la santé est également en cours. ?Nou sensibiliz zot lor ban problèmes coman diabet ek hypertension?, ajoute le coordinateur de la FED. ?Nou in diminie impe lor de l?huile dans bann repas aster?, lance Soonita Devi Neermul, assistante secrétaire. Les formations dispensées ne finissent pas au fond d?un tiroir. Le travail finit par rapporter ses fruits.

La Ladies Association de Mare-Tabac dénonce le manque d?activités pour les jeunes de l?endroit. Selon la présidente, ?ena boucou somaz mais zot bizin osi debrouye pou zot gayn kitsoz?. Les fléaux sociaux ?profitent? de la léthargie de ces jeunes pour s?incruster. Le taux d?alcoolisme est alarmant et touche surtout les jeunes. ?Nou pa kapav koz ar zot, bizin ki ban ONG mem pou donn enn coup de main?, affirme l?assistante secrétaire. Soonita Devi Neermul dénonce aussi le manque d?activités, ? ban zen perdi travail et zot decouraze?, poursuit-elle.

L?association est disposée à travailler avec d?autres ONG afin de pouvoir apporter une amélioration dans l?endroit. Les jeunes gens ont besoin d?un soutien, surtout de professionnels, pour pouvoir démarrer. Le counseling par exemple. Les membres encouragent les jeunes filles à aider leurs mamans et à s?adonner aux tâches ménagères. Selon elles, il faut apprendre le maximum pour pouvoir être prêtes pour l?avenir et être aussi débrouillardes que leurs mères. Unanimement elles disent attendre que leurs époux soient avec elles ... dans la cuisine pour les aider. Ces messieurs ne vont pas y échapper.

<B>Koomaren VADEEVALOO</B>

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