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C?est quoi la COI ?
La Comission de l?océan Indien est une organisation intergouvernementale qui a été créée en 1984 par l?Accord général de Victoria. Elle regroupe cinq États membres, soit les Comores, la France (Réunion), Madagacar, Maurice et les Seychelles. À sa création, la COI s?est fixé comme objectif de resserrer les liens d?amitié et de solidarité entre les peuples de la région et d?en favoriser le développement économique. En vingt années, ses missions ont progressivement évolué pour tenir en compte de nouveaux besoins et de la montée en puissance d?autres organisations de coopération régionale comme le COMESA ou la SADC.
En juillet 2005, à Madagascar, le troisième sommet des chefs d?États et de gouvernement a mis en avant les nouvelles orientations de la COI définies selon ces axes prioritaires : la coopération politique et diplomatique, la coopération économique et commerciale, le développement régional durable et le renforcement de l?identité culturelle.
Ces axes ont été traduits en quatre domaines opérationnels qui structurent les activités développées par le secrétariat général sous la forme de programmes ou projets, soit la coopération politique et de sécurité, le développement économique et insularité, l?environnement et ressources naturelles et le développement humain. L?initiative régionale de lutte contre le VIH/Sida dans les pays de la COI est née en octobre 2002, dans le prolongement de la session spéciale que l?Assemblée générale des Nations Unies a consacrée, en juin 2001, à la pandémie.
Un Groupe thématique régional se réunit annuellement pour suivre la mise en oeuvre de ce programme régional, sous la responsabilité de la COI et en lien avec ONUSIDA. Sa compostition reflète les cinq piliers du partenariat de la lutte contre le VIH : gouvernement, donateurs, Nations Unies, secteur privé et société civile.
LE VIH/SIDA DANS L?OCEAN INDIEN
■ <B> Comores</B>
Aux Comores, le mode de transmission majeur est hétérosexuel. La prévalence actuelle est estimée par líOMS à 0,12 % dans la population générale. Cependant, en raison de la multiplicité des facteurs de vulnérabilité, il y a de fortes chances que la prévalence de l?infection soit plus élevée que le taux indiqué.
■ <B> France (Réunion) </B>
Le premier cas de SIDA a été diagnostiqué en 1987. L?incidence est restée basse jusqu?en 1991. Le nombre de cas a progressivement augmenté passant de 287 cas en 1995 à 570 cas en 2003. Le nombre cumulé de cas est estimé à 563 patients. En 2002, la répartition selon le sexe était de 391 chez les hommes et 142 chez les dames.
■ <B> Madagascar </B>
Les statistiques disponibles montrent que toutes les catégories socio-professionnelles sont concernées par le virus et l?âge moyen des séropositifs est de 27,5 ans chez les femmes et de 34,4 chez les hommes. En juin 2003, une étude combinée a situé séroprévalence à 1,1 % avec plus de 5 % dans les groupes de travailleuses de sexe et porteuses d?infection sexuellement transmissibles.
■ <B> Maurice</B>
Le premier cas de SIDA a été notifié en 1987. De cette date à avril, 396 cas de SIDA parmi les Mauriciens ont été diagnostiqués, soit 146 femmes et 250 hommes dont 85 décès. 75 % de ces cas enregistrés se trouve dans la fourchette 15-39. S?agissant de la transmission du virus à Maurice, l?on assiste à un nouveau phénomène dans la propagation. Le mode de transmission iniatialement hétérosexuel à plus de 50 % est, depuis 2003, inversé et le constat est que 86 % des nouveaux cas enregistrés ont été contaminés par injection.
■ <B> Seycehelles : </B>
Le pays ne dispose pas d?un système de surveillance qui puisse générer des données permettant d?apprécier l?ampleur de cette maladie. Le premier cas de séropositif a été diagnostiqué en 1987 alors que le premier cas de SIDA maladie n?a été notifié qu?en 1992. Le taux de prévalence du VIH est passé de 0,4 à 10 000 en 1987 à 8 pour 10 000 en 1999.
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