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Ces voitures hybrides que Maurice boude
Une voiture hybride associe à la fois un moteur thermique classique, en l?occurrence pour la Prius de Toyota, lancée en 1997, un moteur à essence et un moteur électrique. C?est un bon compromis. La technologie de la voiture hybride se propose d?allier une économie significative dans la consommation du carburant, générant moins de pollution, et la performance.
L?ensemble des deux motorisations ne tient pas plus de place qu?un moteur conventionnel. D?abord vendue au Ja-pon, la Prius a été commercialisée par la suite aux États-Unis et en Europe à partir de l?an 2000.
Et c?est lors de la séance parlementaire de mardi dernier que l?idée de l?introduction de ces véhicules a été soulevée pour la première fois. Mais la réponse du Premier ministre, Navin Ramgoolam, souligne une dure réalité : le parc automobile mauricien n?est pas prêt pour cela. Et selon le Premier ministre, ces véhicules coûteraient en moyenne 10% plus cher que les voitures classiques.
De plus, les techniciens des concessionnaires locaux n?ont pas la formation requise pour assurer leur entretien. Et même sur le plan mondial, malgré la commercialisation de certains modèles, ces voitures évoluent toujours sous l?étiquette de « phase d?essai ».
La décision ne leur appartient pas
« Je pense qu?on peut s?attendre à un avènement sur le plan mondial à partir de 2009 », affirme Paul Ahkiow, responsable des ventes chez ABC Motors.
« Pour l?instant il n?y a que quelques modè-les pour un marché réduit. En Afrique du Sud, seules une dizaine de voitures de ce type ont été écoulées », poursuit-il. Mais si certains constructeurs peinent à s?imposer sur le marché, d?autres, à l?instar de Toyota avec la Prius, semblent avoir déjà conquis les conducteurs « verts ».
Toutefois, chez Toyota (Mauritius) Ltd., on explique que la décision d?importer un modèle spécifique de voiture ne leur appartient pas. « Nous n?avons pas eu l?aval de la maison mère pour importer la Prius. Maurice tombe sous la région Afrique, et ce n?est pas un secteur dans lequel les fabricants voudront introduire ce modèle », soutient Arvind Issur, Managing Director de la société.
« On n?a pas un parc automobile assez volumineux pour voir cette voiture débarquer à Maurice. »
Mais le refus de la maison mère de Toyota ne signifie pas que les Mauriciens ne pourront pas aspirer à rouler en Prius. La preuve, une dizaine de véhicules seraient déjà sur nos routes, grâce aux concessionnaires de voitures dites reconditionned.
« Cela reste un concept pour l?instant »
« Leurs propriétaires s?exposent néanmoins à des risques », affirme Mrinal Teeluck, du département des ventes chez Axess. « La batterie d?une hybride dure en moyenne sept ans. Après, il faut changer de batterie, ce qui coûte autant que la voiture neuve ! »
Ces risques sont d?autant plus con-séquents, qu?Arvind Issur explique que, bien que sa société puisse s?occuper de l?entretien des accessoires et de la carrosserie, ses techniciens sont incapables de régler et les problèmes mécaniques.
« C?est une technologie complexe pour laquelle nos agents ne sont pas encore entraînés. C?est une formation longue et coûteuse pour laquelle il faudra que la commercialisation soit rentable. »
Quoi qu?il en soit, le marché automobile mauricien semble ne pas être prêt pour la commercialisation de voitures hy-brides. « C?est l?avenir, certes, mais cela reste un concept pour l?instant. Le tour de Maurice viendra sans doute après le succès de ces voitures en Europe », déclare Dominic Dupont, d?Iframac.
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