Publicité

?La danse a été une évidence dès l?enfance?

4 août 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>D?où vous vient cette passion pour la danse ? </B>

C?était pour moi, une évidence. Ma mère jouait du violon et elle aime la culture. Mes parents m?ont laissé suivre cette passion? ma passion ! Dès mon plus jeune âge, je savais exactement que je serai danseur. J?aime vivre le moment présent et la danse me permet de tout oublier. Et à chaque fois qu?on arrive à vivre l?instant présent, on est heureux !

<B>Etait-il facile pour un jeune adolescent de se lancer dans la danse ? </B>

Très vite, j?ai été dirigé vers ce que je voulais faire. J?étais pris en main par les profs. A l?époque, je voyais qu?il n?y avait pas d?ouverture dans ce domaine à Maurice. Un garçon qui danse, les gens ne comprenaient pas trop ce que c?était. Mais je constate que les choses ont bien changé depuis. Tant que l?art se développe, les choses vont changer.

<B>Votre parcours est impressionnant, mais reste, dans un premier temps essentiellement classique... </B>

La formation au début s?est faite à Paris pendant quatre ans. A 18 ans, j?ai poursuivi mon apprentissage en danse à l?école de Maurice Béjart, en Suisse. Il s?agissait de la danse classique, beaucoup plus structurée.

Nous donnions des spectacles dans le monde entier jusqu?en Amérique latine. Après quelques années passées dans cette école, j?ai eu un petit souci au dos et j?ai arrêté de danser pendant un an. J?ai par la suite voulu découvrir autre chose et à 24 ans, c?est la rencontre avec l?Espagnol Ramon Oller qui m?a ouvert de nouvelles portes. Un style plus moderne. Un mélange de contemporain et de flamenco pour des spectacles comme Carmen.

<B>Parlez-nous de votre participation aux comédies musicales. </B>

J?en ai fait trois. Les comédies musicales vous emmènent dans un autre univers. Ily a d?abord eu Roméo et Juliette où je dansais dans le clan des Montaigu. J?ai ensuite participé aux Dix Commandements au Japon, pendant deux mois. C?est sur place que j?ai appris la chorégraphie du spectacle signée Kamel Ouali.

Ensuite, je suis revenu à Maurice, où j?ai dansé dans Mouvance, avec Eva Dallais. Je crois que c?est à ce moment-là que c?est faite la réconciliation avec Maurice. Nous avons donné six ou sept représentations à Vacoas. Et une fois de retour à Paris, Kamel à une nouvelle fois fait appel à moi, cette fois pour Le Roi Soleil.

<B>Et cette aventure du Roi Soleil comment l?avez-vous vécue ? </B>

(Pensif avec un sourire aux lèvres)? Gros projet, grosse promo ! Le Roi Soleil restera un grand souvenir. Les costumes étaient magnifiques, un vrai travail de perfectionnement. Kamel est quelqu?un qui prend des risques. Il t?emmène là où tu ne t?y attendais pas? La première était magnifique. On se dépasse et tout le monde donne le meilleur de soi-même.

<B>Comment était l?ambiance au sein de la troupe ? </B>

Nous étions une grande équipe et les choses se passaient merveilleusement bien. Avec un spectacle qui dure deux ans, on risque de tomber dans la routine, mais il y avait toujours des comédiens ou des chanteurs pour casser la monotonie. Je pense à Christophe Maé, avec sa voix particulière, savait changer les choses et se renouveler sur scène, ce qui donnait de la fraîcheur au spectacle.

<B>Parlons maintenant de vos projets d?avenir? </B>

Je faisais aussi des choses en parallèle au Roi soleil, notamment dans l?évènementiel et c?est justement ce dont vers quoi, aujourd?hui, je veux me tourner.

Je veux lancer des produits comme les montres ou alors danser lors de défilés. J?aimerai bien faire un spectacle ici, car il y a des gens très professionnels. J?aime beaucoup la France où je vis, mais je suis avant tout Mauricien et très fier de mon pays.

<B>Propos recueillis par </B> <B>Miguel Hermelin</B>

<B>Quand succès rime avec simplicité?</B>

Ils ne sont pas nombreux, les Mauriciens à faire carrière dans le monde artistique à l?étranger, mais pourtant il y en a, dont le destin et la volonté de bien faire mènent vers les hautes sphères du succès. C?est le cas, de Guillaume Jauffret qui a toujours cru en ce qu?il voulait faire.

Natif de Trou d?Eau Douce, et bercé depuis tout petit par le violon de sa mère, Guillaume Jauffret se découvre dès son plus jeune âge une passion : la danse? A quatorze ans, il obtient une bourse de l?Académie internationale de danse à Paris. Mais un garçon qui danse, cela peut déranger. Heureusement, il est soutenu par ses parents et ses amis.

Après quatre ans à Paris, il met d?abord le cap sur la Suisse pour rejoindre l?école de danse de Maurice Béjart, puis quelques années plus tard, direction l?Espagne qui donne lieu pour le jeune homme à de grandes rencontres. De retour à Paris, c?est le début d?une belle histoire d?amour avec les comédies musicales.

Un jour alors qu?il répétait, Kamel Ouali, célèbre chorégraphe que l?on ne présente plus, le remarque et l?invite à danser sur un prime de la Star Academy 3 ! Un premier prime qui va aboutir sur plusieurs autres. C?est le début d?une longue collaboration avec Kamel Ouali.

En 2005, c?est la première du Roi Soleil et l?accueil du public est extraordinaire... Deux ans après, la dernière a eu lieu le 8 juillet dernier, ce sont 410 représentations qui ont été données, 1 600 000 spectateurs qui ont vu ce spectacle et de nombreuses récompenses obtenues pour les ventes de disques.

Agé aujourd?hui de 31 ans, une page est tournée, et le jeune homme prépare l?avenir. Il n?a pas du tout la grosse tête. Il est resté simple, ce qui fait de lui un grand artiste.

<B>L?anecdocte</B>

Guillaume, apprécie beaucoup les films indiens. Il adore Lagaan et Devdas. Ces mélanges de costumes, de musiques, de couleurs mais aussi et surtout de danses, l?émerveillent? Une vraie richesse culturelle, selon lui. Pour son plus grand plaisir, il n?a pas manqué d?aller voir la troupe indienne Bharati en spectacle lors de leur passage à Paris. Mais ce danseur est aussi friand en ce moment de la musique des années 60 et 70. Ce fan de jazz et d?électro-jazz, écoute comme tout le monde du RnB, mais avoue «sans plus» !

Publicité