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Samlo : le manque de sécurité déploré

4 août 2007, 00:00

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Ceux présents au domicile d?Avinash Samloll, mort lors d?une explosion à l?usine Samlo jeudi, sont formels : «Pena sekirite dan travay la.» L?homme de 21 ans est mort jeudi à la suite d?un incident sur son lieu de travail, Samlo Koyenco Steel, à la Pipe, à côté du Midlands Dam.

Maxwell Monvoisin, le médecin légiste, attribue la mort à un écrasement du cou. La victime aurait aussi eu le côté gauche de la mâchoire écrasé et la lèvre supérieure lacérée. Le médecin légiste ne parle toutefois pas de brûlures.

A en croire les employés présents au moment de l?accident, un piston aurait causé une explosion dans le four et un morceau de métal aurait ainsi été projeté au visage d?Avinash, qui se tenait à proximité.

Le four dont il est question est un trou dans le sol d?une plateforme où les employés sont debout pour faire le tri entre ce qui peut ou ne peut être brûlé par le four qui chauffe le métal à 1 200°C. Les employés présents au moment de l?accident accusent celui qui opérait la grue d?avoir causé l?accident.

Brulures

Normalement, expliquent-ils, la grue transporte les morceaux de métal sur la plate-forme où des employés, comme Avinash Samloll, font le tri. Mais jeudi, l?opérateur de la grue aurait déversé directement son chargement dans le four parce qu?il était pressé.

Avinash Samloll portait son casque de sécurité au moment de l?accident. Mais il était trop près du four. Ravind Gopauloo, responsable de la santé et de la sécurité chez Samlo, explique que les employés doivent rester à une certaine distance du four. Mais Jaiswal Jooty, le cousin d?Avinash Samloll, lui aussi employé chez Samlo, explique que les employés doivent se tenir au bord du four pour y mettre le métal. Il nous montre même son dos, près de sa nuque, où il y a des traces de brûlures. Il explique que leur équipement, même ignifugé, n?est pas approprié. Selon lui, le cou de ceux travaillant à la fonderie serait exposé aux étincelles jaillissant du four. D?autres employés nous ont d?ailleurs montré des cicatrices.

Bhimsen Nobin, directeur général de la firme, confirme qu?une enquête est en cours au niveau du ministère du Travail et de la police. «Nous ne savons pas ce qui s?est passé.» De son côté, Ravind Gopauloo est catégorique : «Pa kapav enn piston kinn eklate.» Les normes de sécurité sont respectées, dit-il. «Bann amploye ena legan, mas, tablie, elmet e zot suiv enn formasion.»

«Pa ti ena formasion, mo ti travay dan scrap (NdLR : là où les métaux sont séparés). Enn zour, ti ena enn absan lor lafont, zor dir moi ranplase, koum sa mem monn koumanse», soutient, pour sa part, Jaiswal. Les versions divergent aussi pour ce qui est de la question de syndicat des employés. Pour Vijayen Arnachellum, responsable des ressources humaines chez Samlo, «bann anploye pa le sindika, zot kone management ena laport ouver». Un ouvrier qui travaille depuis près de six ans chez Samlo, déclare, lui, que «bann anploye ki anvi rant dan sindika, zot vinn anplis dan konpagni la».

Contacté, le ministère du Travail se refuse à tout commentaire. Il a toutefois confirmé qu?une enquête a été ouverte.

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