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Le ciment de la diaspora

2 août 2007, 00:00

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Du haut de son expérience de professeur de sitar, Gautami Bhagat Ramyad est taraudée par une interrogation. Comment la musique indienne s?est-elle épanouie dans le contexte multiculturel local ? Enseignante au Mahatma Gandhi Institute, elle a vécu les joies et les peines de l?introduction de la musique dans le programme d?études.

Voulant partager son expérience et rendre hommage à ses prédécesseurs, Gautami Bhagat Ramyad livre Global impact of Indian music, un ouvrage qui a été lancé hier. L?ouvrage est présenté comme le prolongement de sa thèse intitulée ?The development of hindustani classical music in Mauritius from 1960 onwards?, soutenue en 2004 à l?université de Delhi. L?auteur se souvient dans l?avant-propos de ses élèves du secondaire. ?Ils m?ont raconté à quel point ils étaient enthousiastes de découvrir que la musique indienne était une des matières inscrites à leur emploi du temps. Mais comme l?étape de l?introduction est plutôt difficile, cela a fait diminuer leur intérêt. C?est au prix de nombreux efforts que je leur ai fait comprendre que la base de la musique populaire est la musique classique.?

C?est cette passion que l?auteur, désormais Head of department for curriculum development, à la School of performing arts du MGI, cerne en six chapitres. Le livre retrace l?évolution de la musique indienne dans la diaspora, avec des références spécifiques à Maurice. L?auteur montre comment l?identification aux racines indiennes, passe forcément par la musique, la danse et les arts en général.

Le livre, après avoir situé les conditions sociales des premiers travailleurs engagés, ne manque pas de mettre en lumière le rôle joué par le MGI, crée en 1970, dans l?enseignement de la musique et de la danse indiennes.

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