Publicité
Les cadres se serrent la ceinture face à la cherté de la vie
Par
Partager cet article
Les cadres se serrent la ceinture face à la cherté de la vie
Les classes aisées sont tout aussi mal à l?aise devant les hausses de prix. Celles-ci ne perturbent pas que les foyers à faible et moyen revenus. Même ceux qui touchent des salaires confortables sont contraints de faire des ajustements notables dans leurs dépenses courantes.
Une enquête du cabinet PluriConseil auprès des cadres touchant des salaires mensuels de Rs 30 000 à Rs 100 000 révèle que beaucoup d?entre eux se rabattent sur les produits de moyenne gamme et les promotions et accordent plus d?attention au rapport qualité-prix avant de mettre la main à la poche.
Le sondage est réalisé auprès d?un échantillon de 80 cadres du secteur public et du secteur privé. Elle a pour objectif d?évaluer la tendance de la consommation dans les trois prochains mois (août, septembre et octobre) chez les salariés dits aisés.
La prudence est de mise malgré les salaires a priori confortables. L?inflation touche tellement les produits alimentaires que les cadres (sept répondants sur dix) n?envisagent pas d?en accroître leur consommation, même si les prix demeurent constants.
Pas de folie dépensière au supermarché en ces temps d?inflation à double chiffre. De nombreux salariés de Rs 30 000 à Rs 100 000 se montrent plus exigeants et sélectifs dans leurs choix de produits.
Les comportements changent avec le resserrement des bourses. Les cadres ne sont pas attirés par le très haut de gamme, mais plutôt par le moyen et haut de gamme. La quasi-totalité des personnes interviewées ne recherchent pas la meilleure qualité des produits ni le prix le plus bas, mais sont attentives au rapport qualité-prix.
Les catégories professionnelles deviennent également de plus en plus sensibles aux offres promotionnelles des grandes surfaces.
Une majorité relative des personnes interrogées, (42 %) estiment que leur situation financière personnelle va rester stable d?ici fin octobre. Autant de cadres prévoient que leur situation va s?améliorer que de cadres qui la voient se détériorer.
C?est surtout dans les services financiers et professionnels que l?on retrouve des gens qui anticipent une hausse de revenus. Par contre, les salariés du secteur public sont en général plus exposés à l?inflation en raison de leurs salaires fixes.
<B>Recul de l?épargne</B>
Quatre répondants sur cinq disent que la part des dépenses dans leur revenu mensuel va augmenter. Après la dépréciation de la roupie, la hausse des prix du carburant va rogner le budget des cadres. Nombreux parmi ces derniers devront puiser dans leurs économies pour financer les dépenses supplémentaires, confirmant du coup le recul de l?épargne au niveau national.
Les ménages dits aisés revoient leurs achats dans la conjoncture. Le poids des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées dans leurs paniers diminue au profit de biens durables (équipements).
Ceux qui vont accroître leurs dépenses en biens durables se trouvent principalement dans les secteurs commercial et hôtelier et dans les services financiers et professionnels.
Le crédit à la consommation risque de subir une contraction dans la foulée. Le relèvement du taux d?intérêt à l?emprunt n?encourage pas les professionnels à s?endetter pour faire de nouvelles dépenses. 78 % des cadres du secteur privé affirment qu?ils ne vont pas s?endetter pour financer de nouvelles dépenses, contre 62 % du secteur public.
Publicité
Publicité
Les plus récents