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Marc Ravalomanana rectifie son tir
Le pouvoir confirme que les relations avec le Fonds monétaire international (FMI) ne sont pas altérées par l?histoire de l?amnistie fiscale, fermant ainsi la parenthèse d?une incertitude de quelques jours.
Après sa pique, le président Ravalomanana module sa déclaration à propos des relations avec le FMI. L?évolution du dossier relatif à l?amnistie fiscale qu?il a décrétée au mois de juin, auprès du FMI, semble y être pour beaucoup.
?Je n?ai pas de différend avec le FMI et vice-versa?, déclare le chef de l?Etat, au cours de sa visite, à Sambava récemment. Il tente ainsi de rassurer l?opinion publique après le débat sur l?état des relations avec l?institution de Bretton Woods.
Ravalomanana veut ainsi ?rétablir la vérité?, selon ses termes, et préciser ses intentions sur le sujet. Il laisse entendre que l?histoire de l?amnistie était déjà réglée dès son voyage à Accra, au Ghana, en marge du Sommet de l?Union africaine, au mois de juin. ?J?ai rencontré des responsables des bailleurs de fonds. On s?est convenu sur l?amnistie fiscale?, affirme-t-il. Le président de la République fustige ainsi les journalistes d?avoir relayé des déclarations d?intention sur une éventuelle rupture de collaboration avec le FMI. ?Je dis souvent qu?il faut savoir peser ses mots?, soutient-il.
Aucune menace de rupture
Le pouvoir donne ainsi l?impression d?avoir mis beaucoup d?eau dans son vin dans la gestion du dossier. D?ailleurs, l?intervention de Harison Randriarimanana, ministre de l?Economie, du plan, de l?industrialisation et du développement du secteur privé, en marge de la célébration de la fête nationale française, s?apparente à une préparation du terrain dans ce sens. Evolution de la situation Harison Edmond Randriarimanana soutient que ?les membres du gouvernement ne trouvent dans sa déclaration aucune menace de rupture. Nous avons de bons rapports avec le FMI. Le représentant-résident de l?institution a, lui-même, déjà signalé que l?amnistie sur les pénalités fiscales est une bonne initiative?.
Tout cela semble expliquer l?évolution du dossier amnistie fiscale auprès du FMI, depuis quelques jours. Dans un premier temps, Pierre Van den Boogaerde, représentant-résident de l?institution de Bretton Woods, avait dit qu??il faudrait qu?[il] entende la déclaration du président de la République?, et que le FMI est encore ?en train de voir les détails de la mesure?.
Mais quelques jours plus tard, il a affirmé que ?nous (FMI) ne contestons pas le principe de l?amnistie fiscale, mais l?essentiel est que le texte qui doit la régir soit bien rédigé?. Pour l?instant, le texte relatif à l?amnistie fiscale n?est pas encore publié. Celui-ci est encore en préparation au niveau du gouvernement.
L?évolution du dossier relatif aux relations avec le FMI et à celle de l?amnistie fiscale fait le choux gras de l?opposition. ?Il faut peser les mots avant des les dire, pour éviter des conséquences fâcheuses, et arrêter cette histoire de nationalisme déplacé. Maintenant, il est temps de débattre sur le fond sur ce qu?est l?amnistie fiscale souhaitée par le chef de l?Etat?, a soutenu le sénateur Betiana Bruno.
Iloniaina ALAIN
UNE DECLARATION GENANTE
Les propos du président Ravalomanana, lors de sa rencontre avec les sénateurs, récemment, ont provoqué quelques jours de questionnement à propos des relations malgaches relations avec le Fonds monétaire international (FMI). ?Je ne collaborerai plus avec vous si on met des bâtons dans les roues de l?amnistie fiscale?, faisait savoir le président Ravalomanana, à l?époque, en parlant du FMI. Le chef de l?Etat voulait aller au bout de sa logique, en défendant sa décision d?amnistier les arriérés d?infractions économiques pour justifier sa position. ?Je dois défendre les sociétés existantes. Elles doivent prendre le même départ?, soutenait-il alors, face aux sénateurs.
Le président Ravalomanana évoquait même une solution de repli en cas d?objection du FMI sur la mesure fiscale. ?Il faudrait alors chercher d?autres sources de financement?, laissait-il entendre.
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