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Sa petite amie ne l?aime plus,il lui tranche la gorge

18 juillet 2007, 00:00

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Il n?aurait pas apprécié la séparation d?avec sa copine, qu?il fréquentait depuis plus de deux ans. ?To kontan moi, oui ou non ?? aurait-il demandé à Devika Damry, 18 ans, aussi connue comme Mimi. Devant la réponse négative de l?adolescente, Saheedin Baukaraully, 25 ans, se serait saisi d?un cutter pour lui trancher la gorge, de sang-froid. Saignant abondamment, l?adolescente réussit à appeler au secours. Mais elle n?a pas eu la vie sauve pour autant...

La nouvelle de cette agression s?est propagée comme une traînée de poudre à Camp-Lilas, dans le village côtier de Pointe-aux-Piments. Pourtant, la journée avait semblé bien commencer pour Devika Damry. Sa petite s?ur, prostrée sur un lit, le visage marqué par la douleur, raconte. Hier matin, dit-elle, elle s?est rendue à la boutique à deux reprises, à la demande de Devika. En chemin, elle aurait rencontré Saheedin Baukaraully, le meurtrier présumé de sa s?ur.

Le suspect lui aurait déclaré : ?Get to ser ki pou arive la?. Sur le chemin du retour, elle aurait rencontré l?homme une nouvelle fois. ?Mo mem finn touy enn tifi?, aurait lancé Saheedin Baukaraully à ceux qui le regardaient passer. L?adolescente aurait vu un cutter au manche vert en sa possession.

Quand elle rentre à la maison, elle peine à croire ses yeux. Sa s?ur est affaissée devant l?entrée, une profonde entaille à la gorge. Cette maison est celle d?Anju, la tante paternelle des filles.

Alors que le drame se jouait, Anju était à son travail sur la plage de Mon-Choisy, où elle s?occupe de la location de transats et de parasols de plage. Sa fille, complètement affolée, lui a déclaré : ?Finn ariv enn problem Mimi, telefonn lapolis?. Anju est prise de tremblements lorsqu?elle arrive chez elle. Elle voit des policiers et un attroupement sur la route. L?irréparable avait été commis.

Anju se remémore que Saheedin Baukaraully proférait des menaces à l?encontre de Devika et aurait même déclaré : ?Mo pou zet lasid lor to figir.? Raison pour laquelle Anju dit avoir demandé à son cousin de ne plus envoyer sa fille travailler à une boutique de la localité. Devika avait effectivement cessé de travailler, mais avait toutefois repris son poste quelque temps après.

<B>Pouce sectionné</B>

Dès l?alerte donnée, des policiers de Triolet, avec, à leur tête, le chef inspecteur Nalaya, se sont déplacés sur les lieux du crime. Ils ont été rejoints par leurs collègues de la Criminal Investigation Division de Trou-aux-Biches, menés par l?inspecteur Powdar, et des hommes du surintendant de police Prem Raddhoa, de la Major Crime Investigation Team.

Le cadavre de la jeune victime a été transporté à la morgue de l?hôpital Victoria, Candos. L?autopsie a été pratiquée par le Dr Satish Boolell, chief police medical officer, qui a conclu au décès causé par une entaille profonde du côté gauche du cou. Dans son analyse, le médecin légiste a déclaré aux enquêteurs que l?arme du crime pourrait être une lame très fine, semblable à celle d?un cutter. L?arme aurait sectionné les vaisseaux sanguins, les muscles et les nerfs. La blessure laisse penser que la victime n?a pas vraiment eu la possibilité de se défendre. Elle était probablement à genou et aurait été agressée de l?arrière. Son pouce droit était également sectionné, probablement dans une tentative de se défendre. L?arme du crime n?a pas encore été retrouvée.

Quant au meurtrier présumé, Saheedin Baukaraully, il est admis à l?hôpital depuis hier après-midi, sous surveillance policière. Il a été retrouvé sur le bord de la route côtière à Trou-aux-Biches, à côté de sa bicyclette. Il aurait fait une chute. Les policiers de Pointe-aux-Piments, mandés pour transporter un blessé, l?ont trouvé là, sans encore savoir qu?il était un suspect. Mais, peu après, les enquêteurs ont appris que le meurtrier présumé était à l?hôpital. Il n?a pu encore consigner de déposition.

Devika Damry venait d?une famille de quatre enfants, dont deux s?urs. Elle a étudié jusqu?au niveau de la Form I. Ses proches racontent qu?elle a eu une enfance très difficile. Ses parents se sont séparés quand elle était toute petite. Son père, planton dans une école, s?occupe des quatre enfants.

Ses funérailles auront lieu aujourd?hui. Elle sera incinérée à 13 heures, au crématorium de la route JSS à Triolet.

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