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La GTU conteste le trop-plein de syndicats

3 juillet 2007, 00:00

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Il y a trop de syndicats à Maurice, fait valoir la Government Teachers Union (GTU). Du coup, elle objecte à ce que l?Information Communication Technology Teachers Union (ICTTU) obtienne sa reconnaissance de l?Industrial Relations Commission.

Quelque 350 syndicats sont enregistrés au ministère du Travail et des relations industrielles. Selon l?Industrial Relations Act (Ira) de 1973, il ne suffit que de sept membres pour former un syndicat. Et l?ICTTU compte plus d?une centaine de membres.

?La tendance actuelle dans le monde est qu?il y ait un regroupement pour former une seule formation syndicale ?, estime Vinod Seegum, président de la GTU. Son homologue au Labour Watch, Dev Luchmun, partage le même avis. Il affirme que la tendance sur le plan mondial est vers l?unification des syndicats. ?Il faut savoir que dans le monde, les deux plus grandes confédérations mondiales se sont unifiées pour devenir la Confédération syndicale internationale. Il s?agit de la Confédération internationale des syndicats libres et la Confédération mondiale des travailleurs?, explique le président du Labour Watch.

?Figurez-vous que la main-d??uvre active de Maurice est constituée de 525 000 personnes. Parmi elles, seulement 105 000 sont syndiquées à travers 350 syndicats. Ce qui fait qu?on a 350 présidents et secrétaires des syndicats. C?est beaucoup?, souligne Dev Luchmun.

Et créer encore des syndicats n?arrange pas les choses. ?Au niveau des ressources, par exemple, pour défendre les droits des travailleurs, chaque syndiqué contribue Rs 15 à Rs 25 par mois. Si tout le monde se regroupe, on arrive alors à Rs 18 à Rs 25 millions par an. Avec de tels moyens financiers, on peut facilement défendre les droits des travailleurs?, explique le président du Labour Watch. Ce dernier souhaite ainsi que la nouvelle loi qui remplacera l?Ira fasse provision pour que le nombre de membres requis pour former un syndicat soit révisé à la hausse.

Naseema Carim Bacor, présidente de l?ICTTU, dit ne pas comprendre l?attitude de la GTU. ?Nous sommes des instituteurs en informatique. Nous avons nos spécificités. Sinon comment expliquer le fait qu?il y ait plusieurs syndicats en langues orientales ? Pourquoi la GTU ne conteste pas leur existence ?? Le syndicat qui a déjà effectué son enregistrement auprès du Registrar of Associations compte défendre jeudi prochain sa reconnaissance auprès de l?Industrial Relations Commission.

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