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Affichage politique

2 juillet 2007, 00:00

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Ainsi donc ce fut en présence du lord-maire et de conseillers que fut commis ?l?acte délibérément provocateur? que l?on sait au Jardin de la Compagnie. Dire que toutes les procédures de rigueur pour tout affichage dans la ville furent respectées à cette occasion est une autre paire de manches? Nous savons, par ailleurs, que dépendant de qui colle quoi et contre qui, ?les autorités? ne se privent pas d?appliquer une rigueur à géométrie variable. Ces affiches, souvent anonymes et parfois diffamatoires, ne donnent pas lieu indistinctement, quand illégales, à la même enquête policière, aux mêmes arrestations et aux mêmes poursuites. Et pourtant la loi, nous dit-on, est générale et s?applique à tous.

Tel graffiti, a priori de nature illégale, parce qu?insultant pour quelque membre de l?opposition, et donc, par définition, temporairement minoritaire, sera laissé intact, et aura droit de poursuivre son action délibérément provocante, par simple déni de justice à l?égard de cet opposant. Tel autre, tout autant illégal, mais visant un ponte du pouvoir, sera immédiatement effacé ou caché par tous les moyens disponibles tant par l?autorité municipale que policière. Ces remarques se veulent d?ailleurs générales et s?appliquent tout autant à l?actuel pouvoir qu?à celui qui l?a précédé. D?autant plus que cette politique mesquine peut le plus souvent être le fait de fonctionnaires lèche-bottes et non nécessairement des politiciens eux-mêmes. Même si, au bout du compte, c?est avec l?approbation de ces derniers que les premiers agissent de la sorte. Et certainement pas contre leur désapprobation pour ne pas dire leur dénonciation. ?Aret reve, kamarad !?

Dans le contexte des affiches politiques, on aura pris note, avec admiration et envie, je l?espère, combien les lois en vigueur en France ont un rigoureux respect du droit de chacun des candidats pour ce qui est de l?espace qui leur est alloué. Nous voilà une fois de plus devant faire face aux exigences de la moralité politique, n?en déplaise à certains ténors? Et c?est avec un peu de découragement qu?on se doit peut-être de conclure qu?en sus de cette moralité politique qui, elle, dépend des hommes qui l?incarnent, il y va aussi des moyens financiers qui seuls peuvent nous le permettre.

Souhaitons que nous puissions un jour, de la moralité politique, dire ce que, souvent, nous disons tous, de la démocratie : elle n?a pas de prix.

GéA

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