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Courage politique

28 juin 2007, 00:00

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Il fut question, jeudi dernier, de ?Morale Politique?. C?est avec de la suite dans les idées que j?opte cette fois-ci pour le courage politique. Morale et courage marchent de pair et l?une ne va pas sans l?autre.

Pour avoir emprunté, l?autre semaine, l?allée centrale du Jardin de la Compagnie, cette même pensée a traversé mon esprit quand il m?advint d?entrevoir, en passant, la plaque de cuivre sur laquelle M. David fit graver... ?dans le roc?, le mot ?Liberté? et sa paraphrase du poème d?Eluard. Le tout, comme pied de nez, apposé sur le piédestal de la statue d?Adrien d?Epinay. N?ayant pu obtenir des autorités, malgré son actuel partage du pouvoir, de faire enlever cette statue dans le contexte d?une célébration de l?Abolition de l?esclavage, l?honorable député, actuellement ministre des Administrations régionales, se contenta du mesquin petit bonheur de venir la ?dégrader? à défaut de pouvoir la ?déboulonner?. Il se contente de peu, M. David.

N?ayant attaché à l?époque que peu d?importance à cette triste mascarade, je n?ai pas souvenance si le maire de la cité de Port-Louis, dans le respect du protocole, fut invité à cette activité publique, organisée pourtant sur son territoire. Trop souvent, à Maurice, l?ignorance du protocole fait perdre aux premiers magistrats de nos territoires régionaux la préséance à laquelle une plus stricte observance de ce même protocole devrait leur donner droit. Ici encore, sur le plan politique s?entend, en assurer le respect relève plus du courage politique que d?un esprit tatillon. Je prétends même que l?autorité municipale, si son maire en avait eu la volonté et... le courage politique, aurait pu avoir refusé l?affichage d?une telle enseigne...

Ce besoin de réécrire l?Histoire fut en lui-même un acte illégal puisqu?il s?agissait d?une dégradation d?un bien de notre partimoine ? soit donc d?un bien protégé par la loi. Que M. David se soit fait accompagner à cette occasion par l??Attorney General? n?a rien changé de l?acte illégal commis impunément. Cette situation d?illégalité perdurera pour autant de temps que cette plaque prendra ses ?libertés? avec la loi. Jusqu?à ce que le comité en charge de notre patrimoine historique ait, lui, le courage politique de la faire enlever dans le respect de la loi ? au grand dam certes de notre actuel... ?Attorney General?, le consultant en droit de ceux qui nous dirigent... Pour l?instant.

GéA

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