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Retraite prématurée proposée après la révision du ?cess?
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Retraite prématurée proposée après la révision du ?cess?
La mise à la retraite prématurée et le redéploiement des employés des institutions de service du secteur sucre? Ce sont là les deux options proposées par KPMG dans le plan de restructuration de ces institutions à la suite de la révision du ?cess?. KPMG propose l?application de ce plan sur une période de six ans. KPMG, cabinet de consultants et d?experts-comptables, a été chargé par le ministère de l?Agro-industrie de réaliser une étude sur la révision du ?cess? ? une somme prélevée sur les recettes sucrières des planteurs et utilisée pour financer les opérations d?une dizaine d?institutions de service.
Ainsi, le nombre d?employés de ces institutions passerait de 1123 à 587 au cours de la période de récolte 2008-2009 si les changements proposés étaient acceptés par le ministère de l?Agro-industrie. L?idée est de redéployer des employés dans des clusters (regroupement d?institutions en fonction des services offerts) où dans des départements gouvernementaux, tandis que d?autres auraient le choix d?un Early Retirement Scheme (ERS).
Quatre clusters sont proposés : (i) Réglementation, politique et suivi. (ii) Recherche, soutien scientifique et services d?extension. (iii) Développement des terres et services de support et (iv) Marketing et logistique.
Le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) aura par exemple à reconsidérer des sources alternatives de financement de ses opérations dans l?éventualité de l?élimination du ?cess? d?ici 2010. La réduction du prix du sucre acheté par l?Union européenne de 36 % au cours des quatre prochaines années aura une répercussion sur le ?cess?. Cela signifie une baisse dans les sommes allouées aux différentes institutions de service pour leur fonctionnement.
Pour ce qui est du Cane Planters and Millers Arbitration and Control Board (CPMACB), certains employés peuvent être transférés à la Mauritius Sugar Authority (MSA) et au MSIRI alors que d?autres pourraient intégrer d?autres organismes de la fonction publique. Les économies à réaliser sur le ?cess? avec la restructuration du CPMACB sont estimées de Rs 50 millions.
KPMG recommande aussi que la Sugar Planters Mechanical Pool Corporation (SPMPC) vende ses équipements agricoles et que la Mauritius Sugar Terminal Corporation (MSTC) se débarrasse de la gestion des infrastructures du vrac. Les recettes des ventes de ces avoirs serviront à financer le coût de la restructuration. La MSTC, la SPMPC et le MSIRI sont les trois institutions qui bénéficient le plus du ?cess?.
La SPMPC a enregistré un déficit de Rs 2,4 millions pour l?année financière 2004-2005. Ces pertes se sont accumulées pour atteindre Rs 26 millions.
Le paiement des pensions des ex-travailleurs du port ne devrait plus être financé à partir du ?cess?, considéré comme la principale source de revenus pour la MSTC, soit 96 %. Toutefois 43 % de ces revenus sont absorbés par le paiement des pensions à ces anciens travailleurs portuaires. Les coûts d?opérations de la MSTC représentent 24 % de ses revenus. Cette corporation dépense aussi une moyenne de Rs 10 millions par an sur des réparations et la maintenance.
La MSTC aura à être convertie en une nouvelle compagnie appartenant au Mauritius Sugar Syndicate. Mais l?avenir de la MSTC dépendra de la stratégie adoptée pour l?industrie sucrière. Car l?on peut prévoir que la production du sucre roux va baisser de façon substantielle avec les projets de raffinerie. Ce qui fait que le terminal pour le stockage du sucre roux ne sera plus nécessaire. Par conséquent, la MSTC devrait aussi absorber une partie du personnel de la Bagged Sugar Storage & Distribution, qui cesserait alors d?exister.
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