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Métiers et perspectives d’avenir

28 juin 2007, 00:00

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Arrun Soorajee est pensif : il examine toutes les coutures d’un morceau de tissu qu’il vient de confectionner sous le regard de Bhanumati Devi Kasory, sewing skills instructor à l’Industrial Vocational Training Institute (IVTB) de Surinam. Ils étaient cinq Surinam jeudi dernier dans la classe de la NTC Foundation, réservée aux élèves qui viennent tout juste de quitter les bancs de la Prevocational School, dans la région qui comprend Rivière-Noire, La Gaulette, Baie-du-Cap et Riambel, entre autres.

“Ils ont un grand potentiel et des aptitudes qu’il faut développer. Il suffit de leur donner l’encadrement nécessaire qui correspond à leur idéal”, explique Bhanumati Kasory, sous le regard attentif de Kashinath Geerjanan, assistant manager.

Cet apprentissage collectif pour des élèves d’un niveau moyen ouvre de nouvelles perspectives pour ces enfants et fait, en outre, découvrir des talents insoupçonnés. Certains ont commencé à faire de la couture en février et, surprise ! c’était comme s’ils l’avaient pratiquée depuis plusieurs années.

Arrun Soorajee se trouve parmi ceux-là. “Dès que j’ai commencé à apprendre la couture, j’ai été très motivé. Je pense définitivement faire carrière comme tailleur”, dit-il avec conviction.

Damien Malgache, 16 ans habite à Rivière-Noire. Tout comme Joan Camoin  qui vient de La Preneuse, il fait de son mieux  pour se faire une place au soleil. “Je suis heureux de pouvoir apprendre un métier même si parfois   il y a des contraintes”.

L’adolescent n’a pas tort. Comme lui, d’autres ont trouvé du travail dans une compagnie après leur passage au NTC Foundation ou après avoir brillamment réussi dans d’autres cours offerts à un niveau supérieur par cette institution.

“Il y a des directeurs de compagnies de textile qui se précipitent pour les embaucher même si parfois ils doivent leur donner une formation qui réponde aux besoins de l’entreprise”.

Selon l’assistant manager Geerjanand, les connaissances de base acquises à l’IVTB de Surinam sont des outils déterminants pour l’élève qui veut réussir . “Nous sommes globalement satisfaits de la performance de certains élèves, que ce soit dans la plomberie, l’électricité le housekeeping, dans la filière technique ou dans d’autres cours dispensés”, constate Geerjanand. Mais i l regrette que ce ne soit malheureusement pas le cas du côté académique. “Ils ont beaucoup d’efforts à faire de ce côté pour de avoir de plus grandes perspectives d’avenir”.

Qu’en est-il des élèves ( drop outs) qui n’arrivent pas à s’adapter malgré la diversité des cours qui leur sont proposés ?

“Il incombe à la Mauritius Examination Syndicate de décider de l’orientation à leur donner”, répond l’assistant manager avant de parler des modifications qui sont apportées aux modules offerts par rapport aux formations et les cours à temps partiels qui sont proposés par l’institution. “Nous sommes condamnés à revoir notre mode d’opération chaque deux ou trois ans pour pouvoir nous adapter aux changements qui s’opèrent dans le monde avec les nouvelles technologies”, dit-il.

D’où les formations taillées sur mesure pour les employés de l’industrie sucrière qui choisissent de prendre leur retraite prématurément comme cela a été le cas pour ceux de SUDS.

En ce qui concerne l’avenir des métiers, Geerjanand trouve qu’ils vont être revalorisés avec les nouveaux chantiers de Integrated Resort Scheme (IRS) et les perspectives dans les petites et moyennes entreprises.

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