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?La seule journée où les musiciens sont The Talk of the Town?

23 juin 2007, 00:00

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Comment percevez-vous la Fête de la Musique ?

Cette fête a pris de l?ampleur. Jeudi j?étais à Cité Barkly, il y avait une foule et l?ambiance était extraordinaire. J?étais en France quand Jack Lang avait décrété en 1982 : les fêtes de la Musique. Donc pas une fête mais plusieurs. Et là-bas, ce ne sont pas des séances organisées. N?importe qui, quel que soit l?instrument dont il joue ou la musique qu?il pratique, peut jouer dans n?importe où. Ici on a une autre conception de cette fête. Elle s?étend sur une semaine. Je vais jouer ce dimanche à 17 heures au Plaza avec les « golden ones » Claudio Cassimally, Claudio Veeraragoo, Gérard Simiotti, Bernard Bergicourt en autres, les sixties quoi.

Sert-elle à quelque chose ?

Elle a son importance car c?est la seule journée où les musiciens sont «The Talk of the Town.» Je pense que les artistes ne sont pas traités comme ils devraient l?être. J?ai assisté au discours du budget sur la taxe sur les concerts mais je pense qu?elle ne bénéficie pas directement aux artistes mais aux grosses boîtes qui organisent les évènements. Si le budget devait être dans l?intérêt des artistes, le ministre des Finances aurait dû enlever la taxe sur les instruments de musique. Car les boîtes d?évènementielles ne vont pas augmenter notre cachet même s?ils vont amasser plus avec la taxe qu?on enlève.

Et selon vous, que doit-on faire pour promouvoir davantage les artistes mauriciens ?

Premièrement, le ministère des Arts et de la Culture doit apporter plusieurs changements afin que les artistes puissent organiser des évènements plus régulièrement. Puis si c?est possible, il doit avoir un droit de regard sur les cachets que touchent les artistes.

Pourquoi ne pas créer un syndicat des artistes ? Heureusement que la MASA est là. J?ai 50 ans de carrière mais ce n?est que depuis quatre ans que je perçois des droits d?auteur. Mais je demande à mes collègues musiciens de garder espoir.

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