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Les institutions de service du sucre blâmées

23 juin 2007, 00:00

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Gaspillages, heures supplémentaires, coûts d?opération élevés, inefficacité? Autant de raisons pour les petits planteurs d?être mécontents de la plupart des institutions de service dans le secteur sucrier.

Ils ne bénéficieraient pas des activités de ces institutions financées par le cess. Leur restructuration est proposée, via la fusion ou la fermeture. La restructuration, entraînant la préretraite des employés ou leur redéploiement, coûtera Rs 200 millions. C?est ce qui ressort du rapport du cabinet d?experts-comptables KPMG à qui le ministère de l?Agro-industrie avait confié une étude sur la révision du cess.

Le cess est un prélèvement sur les recettes d?exportation du sucre. Le Mauritius Sugar Syndicate (MSS) le prélève après déduction des coûts et avant le partage des recettes sucrières aux planteurs et usiniers pour aider ces institutions dans leurs opérations. La Mauritius Sugar Authority (MSA) le distribue.

KPMG estime que la baisse de 36 % du prix du sucre implique une réduction du montant prélevé et une diminution de la somme allouée à ces organismes.

Les petits planteurs pensent qu?ils ne bénéficient pas de leurs services et que le cess est gaspillé. Des neuf institutions concernées, seuls le Mauritius Surgar Industry Research Institute (MSIRI) et le MSS essuient peu de critiques en raison de leur performance. Les petits planteurs reconnaissent l?importance du MSS dans le marketing du sucre et des produits à valeur ajoutée.

KPMG estime que le MSS opère dans un vacuum légal. Il n?est ni une compagnie, ni un organisme parapublic, ni une association. La Bagged Sugar Storage & Distribution Co. Ltd (BSSD) fait face à d?importants paiements d?heures supplémentaires en raison d?un manque de travailleurs manuels et d?équipements.

Gestion inefficace de la flotte

Les petits planteurs trouvent pitoyable que la MSA n?a pas pu déterminer le coût exact de la production de sucre. Ils pensent qu?elle ne fait pas assez pour eux. Ils suggèrent que son rôle de négociation du prix annuel soit transféré au MSS.

Le Cane Planters and Millers Arbitration & Control Board (CPMACB) est blâmé pour son manque de transparence dans ses activités. Le montant du cess qui lui est alloué est absorbé par les heures supplémentaires.

La plupart des planteurs sont d?avis qu?ils n?ont pas suffisamment de conseil et de service du MSIRI. Les gros planteurs et les sucreries en bénéficient le plus.

La Sugar Planters Mechanical Pool Corporation (SPMPC) est critiquée pour une gestion inefficace de sa flotte de véhicules, entraînant coûts d?opération élevés et déficit. Les planteurs allèguent qu?ils n?ont pas obtenu les services voulus à temps alors que des réservations sont faites à l?avance. La SPMPC a des mêmes activités que la Farmers? Service Corporation (FSC) et le MSIRI.

La FSC n?a pas réussi à regrouper des planteurs. Alors qu?elle est l?outil pour le paiement des subventions, les procédures sont compliquées et longues.

KPMG estime obligatoire une réduction de ces institutions, mais il faut en garder un minimum pour quelques ans encore pour la protection des intérêts des planteurs, les petits en particulier. Il recommande la fermeture de celles qui ne peuvent opérer avec un budget réduit. D?autres devraient moins dépendre du cess en opérant sur une base commerciale.

Des fonctions du CPMACB peuvent être transférées à la MSA ou au MSIRI. La FSC peut être convertie en une compagnie privée et acheter les avoirs de la SPMPC. Le MSS, la Mauritius Sugar Terminal Corporation et BSSD peuvent fusionner sous une nouvelle entité.

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