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La formation continue, atout maître d?une carrière

27 mai 2007, 00:00

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Carrière au point mort, salaire figé, horizon bloqué. « Le travail, c?est pas la joie », bougonnent deux employés devant la machine à café. Pourtant, il existe un remède au blues de nos deux compères : la formation continue. Dispensée par l?employeur, par un organisme public ou privé, la formation continue prend, depuis quelques années, une importance croissante.

La rapide évolution technologique exige d?acquérir en permanence de nouvelles compétences. Les métiers et l?organisation du travail changent. Une seule alternative pour les professionnels : s?adapter ou stagner. Le lien entre formation continue et hausse de la rémunération n?est pas automatique. Mais bel et bien inscrit dans l?ordre des choses : qui dit compétences nouvelles, dit possibilité de briguer des responsabilités élargies et, par ricochet, un salaire meilleur.

Cette équation, Amédée Leroy (photo) la connaît par c?ur. À 28 ans, son C.V. mentionne déjà douze années d?expérience dans l?hôtellerie? et pas une seule sans avoir recours à la formation continue. Aujourd?hui chef de département au Paul et Virginie, à Grand Gaube, cet ancien valet a multiplié son salaire par sept depuis ses débuts.

Il témoigne : « J?ai quitté l?école à 15 ans pour entrer au Mauricia comme apprenti valet. À l?époque je gagnais Rs 2 200 par mois. J?ai vite compris que sans formation je n?avancerais pas. Pour moi, l?objectif était clair : évoluer pour obtenir un meilleur salaire. Quand j?ai eu la possibilité de suivre les cours de la Beachcomber Training Academy, je n?ai pas hésité une seconde? ». Lingerie, cuisine, bar, accueil, Amédée « veut tout découvrir », il multiplie les cours en interne.

L?avenir lui donne raison. En 2000, le Paul et Virginie recherche un Floor Supervisor. La candidature d?Amédée fait mouche. Bingo ! Il double son salaire. « Parallèlement à mon nouveau poste, j?ai continué à me former à l?École hôtelière. Ce n?était pas de tout repos, j?ai dû faire des sacrifices, mais il faut savoir ce que l?on veut dans la vie. Moi, j?ai toujours eu envie de grandir, de progresser. » Il ajoute : « J?ai eu la chance, c?est vrai, de pouvoir compter sur le soutien financier de mon employeur. Veranda Resorts a tout pris à sa charge, mes cours ne m?ont jamais coûté un sou. »

« Je ne m?interdis aucune ambition »

Trois mois après son passage à Ébène, Amédée gravit un nouvel échelon. On le retrouve Assistant Housekeeper, à Rs 7 300. Puis il apprend le management, le marketing, la gestion de la relation clientèle. Dès lors une troisième promotion lui tend les bras, Executive House- Keeper, son poste actuel.

S?arrêter là ? « J?ai repris le chemin de l?École hôtelière où j?assiste à des cours du soir. Ce n?est pas facile après une journée de travail, mais c?est le seul moyen d?atteindre le poste de Room Division Manager. » Autrement dit, de devenir l?un des bras droit de la direction générale. Avec, à la clé, un salaire qui pourrait tutoyer les Rs 40 000. « Quand je pense que j?aurais pu plafonner à Rs 3 000, comme certains de mes amis. Ce qui a fait la différence ? Sans doute ma volonté d?apprendre, d?avancer dans mon métier. La formation continue a été mon tremplin. » Et Amédée Leroy de conclure : « Aujourd?hui, je ne m?interdis aucune ambition, pas même le poste de directeur. »

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