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L?opposition réclame urgemment les élections

19 mai 2007, 00:00

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Le mot démocratie est revenu comme un leitmotiv, hier. Les représentants de clubs qui font partie de l?opposition à l?élection d?un comité directeur de l?Association mauricienne de volley-ball ont tenu une conférence de presse à l?hotel St Georges, à Port-Louis. « Il y a un manque total de démocratie. Il fallait organiser les élections le 30 avril, nous sommes le 18 mai et toujours rien », a déclaré leur porte-parole. Dominique Edmond.

La salle de conférences de l?hôtel était bondée de dirigeants de clubs. Sur la table, un slogan écrit sur un bout de papier : le volley-ball avant tout. « C?est notre seule bataille, notre seule mission », lance Dominque Edmond.

Les intervenants évoquent plusieurs manquements en fustigeant « la soif de pouvoir de certaines personnes ». « Ene parti dimoun pe pran volley-ball an otaz. Sa comité la pé zis gété couma fer dimoun reeli. Ena kalkil electoralis », soutient Vivek Ramnarain.

Cette situation n?arrange pas les affaires du volley-ball. Daniel Lam Hing, dirigeant et entraîneur depuis une vingtaine d?années lâche : « Dans le monde du volley, c?est le ras-le-bol. Certains volleyeurs se tournent vers d?autres disciplines. Il y a une démotivation au niveau des clubs, des joueurs et des sponsors. Des gens assoiffés de pouvoir tiennent le volley en otage. C?est le sport le plus pratiqué après le football et ce n?est pas normal qu?il ne soit pas vivant depuis cinq mois. Il y aura des répercussions à long terme. »

Cette « soif de pouvoir » revient souvent au cours de la conférence de presse. Ranjeet Jokhoo ajoute sa pincée de sel : « Ce comité excelle dans la division, l?expulsion et la déstabilisation. Cela a d?ailleurs touché une municipalité. Plusieurs clubs doivent aller en cour pour obtenir voix au chapitre. La justice doit être naturelle », précise-t-il, faisant référence à la démission massive au sein de l?USBBRH, club de Dominque Edmond.

Me Lovenah Sowkhee prend ensuite la parole. Et elle n?y va pas de main morte : « J?ai peur, je frissonne quand je vois ce show de très mauvais goût. Nous vivons dans un pays où une Constitution garantit la liberté, en plus du Registrar of Associations et du Sports Act. Mais un petit groupe utilise la tactique des magouilles pour retarder les élections.»

La conseillère juridique du groupe explique les points qui dérangent : « Il y avait un consensus, soit laisser le comité directeur en place et coopter trois personnes pour le day do day running. Nous avons eu la désagrable surprise d?apprendre qu?ils n?agissent que comme consultants. Donc si l?équipe de magouilleurs décide de quelque chose les trois membres ne pourront rien faire. » Me Lovenah Sowkhee suggère pour « rétablir la démocratie » : «Il y a deux équipes, il faut aller aux élections. Les autorités concernées doivent mettre la pression sinon Maurice risque la suspension.» Dominique Edmond devait abonder dans ce sens en invitant le ministère de la Jeunesse et des Sports à intervenir auprès du Caretaker Committee pour accélère les choses.

Pour rappel, le président de la Confédération africaine de volley-ball, le Dr Amr Elwani, en visite à Maurice en mars dernier, avait recommandé que les élections se tiennent au plus tard le 30 avril.

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