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Wolfowitz cède sous la pression

19 mai 2007, 00:00

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Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, au pied du mur, accusé d?avoir favorisé l?avancement de sa compagne, a accepté de renoncer à ses fonctions, qu?il quittera le 30 juin au terme d?une longue crise.

«Les gens les plus pauvres au monde (...) méritent ce que nous pouvons faire de mieux. Il est maintenant nécessaire de trouver un moyen d?aller de l?avant», déclare-t-il dans un communiqué diffusé par le conseil d?administration de l?institution. Et d?ajouter : «J?annonce que je vais démissionner de la présidence de la Banque mondiale». Cette démission met fin à un tumultueux mandat de deux ans marqué par le passé de Wolfowitz au Pentagone et en particulier par son rôle moteur dans le recours à la force contre le régime de Saddam Hussein. Le président américain George, qui souhaitait le voir rester à son poste, a accepté sa démission à contrecoeur, a fait savoir Tony Fratto, porte-parole de la Maison-Blanche, selon lequel un nouveau candidat serait désigné prochainement.

La présidence de la Banque mondiale est traditionnellement dévolue à une personnalité américaine et Bush entend bien perpétuer cette tradition, a souligné un membre de l?équipe présidentielle ayant requis l?anonymat.

Affirmant ne pas avoir à porter seul la responsabilité des faits qui lui sont reprochés, Wolfowitz a résisté jusqu?au bout aux appels à la démission. Il dit avoir suivi les recommandations du comité d?éthique en favorisant l?avancement de sa compagne Shaha Riza, experte du Proche-Orient auprès de la Banque mondiale. Dans son communiqué, Wolfowitz se félicite que le conseil d?administration reconnaisse qu?il a agit de bonne foi, sans déroger à l?éthique de l?institution.

«Le contrat de M. Wolfowitz, exigeant qu?il adhère au Code de conduite pour les membres du conseil et qu?il évite tout conflit d?intérêt, réel ou apparent, a été violé», avait pourtant conclu un commission ad hoc dont le rapport a été remis lundi. Les appels à la démission se sont faits de plus en plus insistants, après la publication de ce rapport, notamment de la part de l?Allemagne où Wolfowitz devait assister ce weekend à un conseil des ministres des Finances du G8, dont les Etats membres sont les premiers contributeurs de la Banque mondiale.

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