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Pas de terrain de foot en raison d’un litige
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Pas de terrain de foot en raison d’un litige
Las d’attendre en vain l’aboutissement de leurs démarches pour avoir un terrain de football à Château-Bénarès, les jeunes de cette localité et ceux de Batimarais vont unir leurs voix dans les jours qui viennent, pour demander des explications aux élus de la circonscription.
“Il y a une vingtaine d’équipes ici. Comment voulez-vous que nos jeunes ne sombrent pas dans l’alcool ?”, se plaint Swaley Garrib, un habitant de l’endroit.
Selon Diron Anamalay, les footballeurs de la région sont pénalisés par un litige qui empêche la réalisation de ce projet. “En 1972, le conseil des districts de Grand-Port-Savanne avait accordé le statut de village à Château-Bénarès et les conseillers d’alors avaient voulu faire construire un village hall et, par la suite, un terrain de foot là où se trouve actuellement un petit terrain appartenant à l’ancienne école primaire du village”, explique Diron Anamalay, conseiller du village.
Selon lui, les conseillers n’avaient pu aller de l’avant avec ce projet en raison d’un contrat qui stipule qu’aucun bâtiment ne peut être construit sur ledit terrain. “Cette bataille dure depuis années sans dénouement positif. En attendant, nos jeunes sont frustrés de n’avoir pas de terrain de football pour des rencontres sportives. Nous ne pouvons accepter cette situation”.
Selon Diron, l’intervention d’un député ou d’un homme de loi est capitale pour aider à éclaircir les zones d’ombres autour de ce contrat.
“Nous sommes conseillers et nous n’avons pas les moyens de le faire”. Outre ce problème de terrain, les footballeurs de la région éprouvent des difficultés pour s’organiser lorsqu’ils ont à se déplacer pour des sessions d’entraînement ou pour disputer des rencontres avec d’autres équipes qui les invitent à travers l’île. “Certains parmi nous n’arrivent pas à trouver de l’argent pour leur transport lorsqu’on s’organise avec des amis qui sont des propriétaires d’autobus ou de vans. Il ne faut oublier que cette région est habitée par un nombre assez élevé de laboureurs et de petites gens. Avec le coût de la vie aujourd’hui, comment voulez-vous que des parents soient capables de trouver de l’argent pour faire plaisir à leurs enfants qui veulent aller jouer au football ” ? s’interroge Swaley.
Les jeunes font un appel aux députés de la région pour qu’ils viennent les rencontrer et trouver ensemble la solution pour un terrain de foot.
“Nou pa pe demand enn grand complexe sportif couma finn annonce dans le passe, mais au moins, un terrain football”, lance Diron Anamalay.
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