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Le sourire se précise

16 avril 2007, 00:00

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Plus que dix jours avant la première. Les préparatifs pour Le pays du sourire version 2007 se précisent. Avec l?arrivée cette semaine du metteur en scène de l?opérette : Gilles Kether, accompagné de Nicole Kuster, Lisa à la scène (principal rôle féminin) et son épouse à la ville.

D?emblée la ligne directrice de Gilles Kether est toute tracée : respecter l?esprit de Frantz Léhar, celui qui a fait la musique du Pays du sourire. Rester fidèle au livret et à la partition, tout en s?aidant des dernières technologies, en ?dépoussiérant des tournures désuètes des dialogues?.

Question choix technique, la mise en scène misera non pas sur les décors traditionnels mais sur la projection vidéo. Un exemple ? Gilles Kether en a plein. ?Au premier acte, quand le prince chinois Sou Chong (principal personnage masculin) arrive dans le palais de Lichtenfelds en Europe, les jeunes filles lui demandent comment c?est le flirt en Chine. Il leur dit : Imaginez un jardin de pommiers. Elles ne voient jamais les pommiers. Grâce aux projections, nous pourrons voir le jardin.?.

Remaniement aussi pour gommer les?incongruités d?origine?, explique le metteur en scène. Avant de nous expliquer que dans le texte original, Mi (jouée par Véronique Zuel? Bungaroo) et Gustave (Benoit Harter) assistent à la séparation de Lisa et Sou Chong. ?Je ne peux imaginer qu?ils ne pensent qu?à batifoler alors que se joue le drame des êtres qui leur sont le plus chers au monde.?

Le pari de Gilles Kether : nous faire sortir les mouchoirs. Il aura gagné s?il arrive à nous faire pleurer au bout de cette pièce qui parle avant tout de choc de civilisations. D?un mariage d?amour qui se brise sur les récifs des traditions ancestrales. Celles qui veulent que Sou Chong, prince de Chine doit prendre cinq princesses pour épouses alors qu?il aime profondément Lisa. La fille du comte Lichtenfelds qui, par amour, l?a suivi en Chine.

L?objectif de Gilles Kether s?appuie également sur son expérience de cette opérette. Il affirme avoir joué ? en France ? dans quatre? cinq versions du Pays du sourire. Dans le rôle de Tchang, le trublion, le grand méchant. Il retrouvera le costume de Tchang à partir du 27 avril au MGI. Double casquette que le metteur en scène porte avec aisance, ?parce que Tchang n?est pas un rôle très important?.

Gilles Kether est déjà monté sur scène chez nous. C?était en 1996, lors de la saison lyrique. ?Je chantais dans Gladys et Gypsy?. C?est d?ailleurs comme cela qu?il a rencontré celle qui est devenue son épouse, Nicole Kuster. Pour lui, le but de cette aventure n?est pas de faire comme pour les saisons lyriques, de transporter la totalité des artistes de France, mais bien d?intégrer les talents locaux dans cette opérette. D?où le ch?ur d?une trentaine de personnes, les ballets ? viennois confié à l?équipe d?Ingrid Blackburn ? et chinois assuré par le centre Ming Tek. Des ch?urs, Gilles Kether est ?très content. Ils sont homogènes.? Décidément, le sourire se précise.

INFO PRATIQUE

Pour assister au ?Pays du sourire?

Six représentations sont prévues au MGI à Moka du 27 avril au 6 mai à 20 heures les vendredi et samedi. Puis à 15 heures les dimanches. Prix des billets : Rs 100 - Rs 250 - Rs 400 - Rs 600 et Rs 800. Réductions pour adhérents Otayo et seniors. Places spécifiques pour handicapés avec rampes d?accès. Billets disponibles dans le Rézo Otayo. Tel : 466 99 99, email : [email protected]

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