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La solidarité dans les épreuves

13 avril 2007, 00:00

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Le sort n?arrête pas de s?acharner sur Michel Ferret et sa famille. Ils ne connaissent que des malheurs depuis des années. Michel a été licencié et souffre d?une maladie qui lui empoissonne la vie.

Il pensait qu?il ne connaîtrait pas d?autres malheurs mais il a eu tort. On a dû lui amputer une jambe en novembre dernier suite à une montée du diabète. Ce père de famille a travaillé pendant 20 ans pour une usine, mais il s?est retrouvé, sans emploi et sans compensation après la fermeture de celle-ci. Et il apprend plus tard qu?il est diabétique. C?est cette maladie qui lui gâche l?existence depuis quelques années.

Il ne peut plus travailler à cause de nombreux abcès qu?il a à la jambe. L?état lui verse une pension depuis dix ans. Les complications médicales ont commencé en 1994. Outre les abcès, Michel a dû être amputé de quatre doigts du pied, ce qui l?empêche de marcher convenablement. De plus, il doit prendre soin de sa fille, Mary-Joyce, qui souffre aussi d?un handicap mental. Elle aura dix-huit ans prochainement. Elda, son épouse a travaillé un peu partout avant de s?engager comme laboureur à plein temps.

Michel a bien galéré. Il se souvient encore de la période pendant laquelle sa pension avait été suspendue. Il vivait dans un taudis. Mais grâce au Trust fund for the integration of the vulnerable groups et à des organisations non- gouvernementales, il a pu avoir une maison décente.

L?amputation inévitable

Michel croyait que le pire moment de sa vie était derrière lui, mais en novembre 2006, Elda est à bord d?un camion après une dure journée au travail quand le véhicule fait un accident. La rumeur court selon laquelle Elda est gravement atteinte aux reins alors qu?en réalité elle n?avait eu qu?une fracture au pied. C?est pourquoi le taux de glycémie de Michel augmente considérablement. Il se fait admettre dans le même hôpital que sa femme. Le médecin doit amputer sa jambe droite suite à des complications.

?Je faisais le va-et-vient entre l?hôpital et la maison pour voir mon mari bien que j?avais le pieds plâtré?, raconte Elda. Courageuse, elle continue de s?occuper de son mari chez elle. L?épouse se lève à quatre heures du matin pour préparer son repas avant de se rendre au champ. Elle rentre vers 13 heures. Michel suit un régime spécial à cause de son diabète. Elle doit occuper de sa fille Mary-Joyce, qui fréquente une école spécia-lisée pour les handicapés.

Depuis son amputation, le quotidien de Michel est bouleversé. Il passe son temps sur une chaise. Et il dort peu la nuit. ?J?ai souvent des brûlures là où le médecin a coupé ma jambe?, raconte-t-il. Il touche une pension pour survivre. Mais ce n?est pas toujours évident car il dépense son argent à acheter des légumes et de la nourriture recommandée aux diabétiques. Mary-Joyce touche aussi une pension. Celle-ci est utilisée pour payer ses frais de scolarité.

Le couple a aussi un garçon de 13 ans qui fréquente un collège de Chemin-Grenier. Ce n?est pas évident de joindre les deux bouts. Heureusement, il bénéficie de l?aide sociale du gouvernement. Mais selon Michel, ce n?est pas suffisant. Il aimerait aussi avoir le soutien moral de certaines personnes. Hurry Seerputtee, travailleur social de la région lui rend visite de temps en temps. Il aurait aimé que d?autres personnes lui emboîtent le pas. Michel continue à se battre. Elda et lui vivent dans la crainte qu?un autre malheur les frappe.

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