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Le ministre Boolell sensibilise les petits planteurs à la modernisation

12 avril 2007, 00:00

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Réunion du ministre de l?Agro-industrie avec les petits planteurs de canne du Sud au Farmers Service Centre d?Union Park, hier. Regroupement, mécanisation, nettoyage des terres et réduction des coûts de production ont été abordés.

?Mo koz ar zot kouma enn dimoun responsab a ki finn konfie enn dosie. Ban planter bizin regroupe !?. Arvin Boolell s?adressait hier à environ 500 petits planteurs de canne à sucre de la région Sud.

Il a lancé un appel pour le regroupement ainsi que pour la réduction des frais grâce à la modernisation. Cela devrait sauver ce qu?il reste de l?industrie de la canne.

Cette réunion s?instaurait dans le cadre du ?Launching of Field Operations & Regrouping Project? au niveau régional. Des planteurs de Rose-Belle, Plaisance, Rivière-des-Anguilles et Saint-Félix étaient présents au Farmers Service Centre (FSC) d?Union-Park, à cette occasion.

Le but de ce rassemblement était de sensibiliser les planteurs sur la nécessité de moderniser la production. Cela à cause de la réforme sucrière prônée par l?Union européenne qui entraînera une baisse de 36 % du prix du sucre d?ici 2009. Arvin Boolell a surtout tenu, une fois encore, à lancer un appel en faveur du regroupement des petits planteurs et à les rassurer quant au soutien du gouvernement.

27 069 petits planteurs cultivent la canne à sucre à Maurice. Ils cultivent des superficies allant jusqu?à 100 hectares. Parmi eux, 27 038 sont concernés, selon les critères établis, pour le regroupement.

Les priorités du ministère de l?Agro-industrie, à travers la FSC, sont le regroupement, la mécanisation et le nettoyage des terres. Ainsi, la réduction des coûts de production a fait l?objet d?une présentation durant la réunion.

Réduction des coûts de production

Elle a démontré aux planteurs du Sud que leurs coûts peuvent être sensiblement diminués grâce à la modernisation. Par exemple, il est estimé que les frais de la récolte passeraient de Rs 7 000 à Rs 4 700/tonne, avec une mécanisation complète. En cas de mécanisation partielle, ces frais seraient de Rs 6 000, ce qui représente une baisse de Rs 1 000.

Arvin Boolell demande aux petits planteurs de participer pleinement à la réforme. Il estime que cette dernière ne sera un succès que si ?les maillons faibles : les planteurs et les travailleurs? sont partie-prenante du mouvement.

Si les planteurs sont venus nombreux à cette réunion, c?est aussi parce qu?une session questions réponses était à l?ordre du jour. Ils en ont profité pour faire part de leurs griefs au ministre.

?Nous ne pouvons pas empêcher le changement et nous attendons le projet de regroupement. Mais si on va commencer que l?on commence une bonne fois?, affirme un planteur qui cultive des terrains à Rose-Belle et à Britannia.

Certains planteurs étaient aussi préoccupés par des sujets autres que le regroupement, et la réforme sucrière. ?L?Union européenne baisse le prix par 36 %, ça nous n?y pouvons rien. Il faut l?accepter. Mais depuis le dernier budget l?application de la taxe est un fardeau. Nous luttons pour survivre. Si ça continue comme ça dans un an ou deux je serai contraint d?abandonner?, soutient un planteur qui occupe cinq arpents à New-Grove.

Les cultures de letchi, d?aloe verra ou encore de pittaya (un fruit) ont été proposées aux planteurs qui souhaiteraient se reconvertir dans des plantations autres que la canne à sucre.

Le ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah, a aussi participé à la réunion. Il a déclaré que son ministère mettait tout en ?uvre afin de venir en aide à tous les entrepreneurs, petits et grands. Certains membres de la foule ont cependant fait du chahut lors de son intervention, ponctuée par un va et vient entre le créole et le bhojpuri.

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