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Le MES déplore le ?vocabulaire limité?

11 avril 2007, 00:00

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À la fin du cycle primaire et aux examens du Certificate of Primary Education (CPE), bon nombre d?écoliers ne maîtrisent pas toujours l?anglais et le français. C?est le constat du Subject Report 2006 du Mauritius Examinations Syndicate (MES).

Les autres manquements sont un vocabulaire généralement pauvre, des difficultés de rédaction de textes, de compréhension et un manque de rigueur des candidats. De plus, ces derniers ont tendance à trop apprendre par c?ur d?où un manque d?imagination dans les réponses.

S?il y a une hausse constante du taux de réussite (67,9% en 2006 contre 62,6 % en 2003), plus de 30 % d?élèves échouent au CPE alors qu?un certain pourcentage, qui réussit de justesse, a des difficultés en langues au secondaire.

Pour le papier d?anglais, des tendances ?encourageantes? ont été constatées avec 67,9 % de candidats obtenant la moyenne contre 64,9 % en 2002 mais ? il y a encore beaucoup de candidats qui ont un vocabulaire limité et des difficultés avec la compréhension basique de lecture et bon nombre ont un vocabulaire limité?.

Bien entendu, cela rejaillit en science où ?la langue anglaise est encore toujours un problème majeur pour les candidats?. Ceux-ci ne parviennent pas à ?communiquer proprement leurs réponses par écrit?. Pire, certains ne savent même pas recopier des mots exacts qui leur ont pourtant été donnés. Toujours en science, il a également été noté que ?des réponses ont souvent été apprises par c?ur?. Du coup, il devient difficile d?adapter le savoir au contexte. Contrairement aux autres sujets, la science a connu, avec 72 % de réussite en 2006, un déclin de 3,7 % par rapport à 2005. 55,8 % des candidats ont eu un ?U?.

En histoire-géographie, ?pour un grand nombre de candidats, le niveau d?anglais était plutôt pauvre?. Alors que certains ont mal interprété des questions, d?autres étaient trop impatients d?écrire des réponses apprises par c?ur au lieu d?appliquer leur savoir. Le manque de raisonnement, de créativité et de maîtrise de la langue apparaît aussi quand des écoliers ont donné des réponses très courtes ?alors qu?ils sont supposés écrire des phrases pour exprimer leurs idées?.

En français, les rédacteurs du rapport notent que la performance a connu une amélioration. En 2004, 49,1 % des candidats avaient eu la moyenne, 49,9 % en 2005 et 57,2 % en 2006. Par rapport aux autres années, un plus grand nombre d?élèves a essayé de faire la rédaction et d?écrire des phrases et c?est une évolution certaine. Habituellement, un nombre important d?écoliers ne se donnait même pas cette peine. Ce constat établi, le MES fait ressortir que le vocabulaire ?reste pauvre?.

En lecture, les élèves comprennent le sens du texte mais ?ils n?arrivent pas à déduire une information à partir de deux éléments, à interpréter des détails, un comportement et à comprendre certains mots ou expressions?. Une solution serait de permettre aux enfants d?apprendre ?à discuter, raisonner et justifier leurs réponses?. Le MES constate également que la production des phrases n?est pas toujours maîtrisée par un nombre significatif de candidats. Quant à la partie rédaction, ?en général, les élèves ont des difficultés à produire un long texte. Ils n?ont pas beaucoup d?imagination pour développer le sujet et même quand ils ont des idées, c?est le manque de vocabulaire et la maladresse au niveau orthographique et syntaxique qui pose problème?. Constat peu reluisant.

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