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BP 247

9 avril 2007, 00:00

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Question de vie avant tout ?

Ce sous-titre de l?express du 29 mars sur l?avortement est fallacieux car le but de tout avortement est de tuer l?enfant que porte sa mère, à n?importe quel stade de sa vie intra-utérine.

Ce sous-titre est d?autant plus faux qu?il n?existe pas de nombre avéré de décès, occasionnés par des avortements, à brandir. Le dernier et unique cas de mortalité, directement associé aux suites d?un avortement, si triste soit-il, remonte à 2005 avec un avortement pratiqué par un médecin.

Les pro-avortements mauriciens peuvent regretter de ne pas avoir de situations plus dramatiques à mettre à l?avant-plan pour corser leurs arguments, mais telle est la vérité.

L?argument de légaliser l?avortement pour sauver la santé de la mère ne tient pas debout non plus, car le premier devoir de tout médecin est de soigner la santé de la mère, car l?enfant qu?elle porte ne peut vivre sans elle. Il n?a jamais été question de laisser ou de faire mourir les femmes enceintes. Comme cela se pratique déjà, des comités de médecins prennent les décisions nécessaires pour décider des traitements à accorder à la femme enceinte avec de graves problèmes de santé afin de la soigner.

Si la mort de l?enfant s?ensuit, cela ne constitue pas un avortement. Si la mère choisit de son plein gré de garder son enfant, même si cela implique des risques, ils n?ont d?autre choix que de respecter sa décision.

Légaliser l?avortement, c?est ouvrir la porte à une culture de mort dans le pays. Il est prouvé que le nombre d?avortements monte en flèche dès que les vannes sont ouvertes et toutes les occasions sont plausibles pour s?en débarrasser, dès qu?il y a le moindre handicap et même quand l?enfant est arrivé à terme.

Voulons-nous en arriver là ?

Monique DINAN

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