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Ba Cissoko, kora 100 000 volts
Le sang africain coulant dans nos veines n?a fait qu?un tour. Le public s?est levé, s?est déhanché. A applaudi des cordes branchées sur 100 000 volts et vibrant sous les mains expertes des joueurs de kora. Ba Cissoko, c?était un concert chaud. C?était mercredi au conservatoire François Mitterrand. Ba Cissoko, c?est la Guinée Conakry qui nous a pris par les tripes.
L?Atelier Mozart a su montrer ses progrès. Ses poulains ? dont le jeune batteur ? ont déjà fait un joli chemin. Continuez. Quand les koras ont pris le relais des saxos, impossible de rester en place. Le public mauricien d?habitude étiqueté ?sage? ou ?bon enfant?, voire ?timoré?, n?a pas voulu que les quatre membres de Ba Cissoko repartent ?déçus?. Il s?est levé, a donné de la voix, a tapé dans les mains, a dansé.
La magie de la musique africaine (en évitant tous les amalgames bien sûr) a encore une fois opéré. C?est pas sorcier. Du rythme, de la virtuosité. Voilà de quoi faire tomber les barrières de langage. Faire tomber la chemise à trois danseurs de la troupe réunionnaise Talipot. La preuve était faite. Jazz, koras électrifiées, danse rythmée au son de la ravanne, quand la musique est bonne, le concert laisse presque un goût de pas assez.
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