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La direction de Mauritius Telecom en ligne de mire

22 mars 2007, 00:00

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Fritures sur la ligne entre la direction de Mauritius Telecom (MT) et le syndicat des employés. Celui-ci a fait, jeudi dernier, des allégations contre le chief executive de MT. Et Sarat Lallah n?a pas tardé à réagir : ?Je considère que les allégations faites à mon égard sont malveillantes. Je suis heureux qu?une enquête indépendante a été initiée à la demande d?un syndicaliste. La vérité finira par triompher. Je n?ai rien à cacher ?, a-t-il dit à l?express hier.

Il réagissait en fait à une conférence de presse de la Mauritius Telecom Employees Association (MTEA), lors de laquelle son président, Raj Rugoonath, a expliqué qu?il avait, en compagnie de son avocat, Me Siddhartha Hawoldar, fait une déposition jeudi dernier à l?Independent Commission against Corruption (Icac).

S?il dit avoir fait ?de graves allégations? contre le chief exectutive de MT, il n?a toutefois pas voulu dévoiler à la presse le contenu de sa déposition, préférant laisser le soin à l?Icac de mener son enquête. Une équipe de l?Icac s?est rendue chez MT vendredi pour faire la lumière sur cette affaire.

Le chief executive de MT, lui, garde la tête froide. ?Ce n?est pas la première fois que le président du syndicat fait des allégations à l?encontre de la direction. Mes prédécesseurs ont vécu la même situation. Il avait également réclamé leur départ, comme il a réclamé le mien?, dit Sarat Lallah.

Le syndicaliste, pour sa part, demande aux politiciens de ne pas s?en mêler car ?zot la main kapav brilé?. Il affirme que tout ce qu?il peut dire pour le moment est que MT n?est ?pas un parti politique. Ena dimoun dan MT pe fer presion lors ban cadres?. Il critique aussi la décision de MT de vendre 1 % des actions à ses employés. ?Ces actions auraient dû être gratuites.?

Pour le chief executive de MT, la réaction du syndicaliste est incompréhensible. Il affirme que cette décision a été prise en consultation avec les syndicats des employés. ?A ce jour, pas moins de 95 % des employés de MT ont signé pour accepter la proposition de MT?, dit-il, expliquant aussi qu?il ne compte pas commenter les autres allégations faites par la MTEA.

Rencontrant la presse, hier, Malleck Amode, le négociateur du syndicat, a affirmé que les relations avec la direction de MT ne sont pas au beau fixe et qu?un accord conclu entre les représentants légaux des deux parties mettant fin à l?embauche de senior executives sur une base contractuelle a été ?bafoué?. Il poursuit que MT propose des promotions comme senior executives sur une base contractuelle. ?C?est un acte que nous qualifions de sophisme. C?est pour cette raison que nous disons que le chief executive doit partir.?

Absence de dialogue

Certains employés auraient été nommés senior executives dans des départements qui ne leur sont pas familiers, allègue-t-il. Tous les postes ont été remplis sans entretien, dit-il.

?Il y a une grande frustration au sein du personnel de MT. C?est pourquoi nous demandons au Premier ministre d?agir promptement dans l?intérêt supérieur de MT?, insiste Malleck Amode. Pour lui, l?absence d?un dialogue concernant les conditions d?emploi de la classe administrative et le syndicat est un point litigieux qui mérite attention. ?Nous espérons que le Premier ministre ordonne à la direction de MT de rencontrer le syndicat afin de résoudre les points litigieux faute de quoi nous allons alerter le Bureau international du travail.?

Pour l?heure, le syndicat se voit dans l?obligation de rechercher une injonction de la Cour suprême pour geler les nominations qui ne seraient pas conformes aux lois du travail.

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