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Marie-Thérèse Humbert : Cours magistral
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Marie-Thérèse Humbert : Cours magistral
L?auteure était cette semaine de passage à Maurice pour une série de conférences, sur son sujet favori, l?insularité. Hier après-midi, elle donnait cette conférence, ou cours magistral (passionnant), aux étudiants en Lettres de l?Université de Maurice.
« J?ai l?impression de me retrouver à l?école », dit Marie-Thérèse Humbert en arrivant. Les étudiants découvrent l?auteure qu?ils doivent probablement étudier, une femme au visage calme et au sourire et à l?humour légers.
A ceux qui étudient donc son ?uvre, elle entame une explication de textes et des mots, entre l?île réelle et les îles imaginaires.
Mais d?abord, qu?est-ce qu?une île ? Une terre entourée d?eau, que, dans l?inconscient, on imagine petite, isolée. « Un univers miniature », et un lieu rassurant, où l?on ne se perd pas. Mais l?île est aussi le « piège des closeries. Un lieu où les vies et identités et les rôles sont déjà identifiés et où l?homme ne peut s?affirmer. On vous empêche de sortir des moules ». Elle cite alors l?exemple de Sasita dans A l?autre bout de Moi, son premier roman, sûrement le plus connu à Maurice. Sasita dit : «Que chacun reste à sa place ».
Terre natale
Dans l?amphithéâtre, chacun reste à sa place en effet, mais pour s?enrichir, apprendre, les liens qui unissent un écrivain à sa terre natale, à sa muse presque. Mais aussi les liens qui unissent les personnages au travers des romans. Comment ce concept d?insularité revient pour construire le destin de chacun.
Marie-Thérèse Humbert dit ainsi que la terre de l?île véhicule des valeurs positives : solidité, sécurité. C?est le premier lieu sur lequel on pose son regard. Ce lieu avec lequel on va fusionner et notre imaginaire y puisera son inspiration. Mais la terre ayant des limites, imposera des interdits, et ça aussi, on en gardera en mémoire.
D?un autre côté, l?eau autour de la terre. On est cerné par la mer, telle une mère protectrice. Dans La montagne des Signaux, les personnages Sisi et Peter restent dans leur barque, à l?intérieur du lagon, « comme dans la poche des eaux. Or, la poche des eaux est appelée à se rompre ».
La mer est réputée dangereuse et la terre ambivalente. Mais l?île, terre et mer a aussi ses enchantements. Et l?important, est de croire en la beauté de ce que l?on voit.
Et pourquoi ne pas aller rechercher la beauté dans les livres de Marie Thérèse Humbert, dont elle a lu de cours mais très beaux extraits tout au long de la conférence.
Concert contre le communalisme à Réduit
Les étudiants de l?Université de Maurice et plusieurs groupes et artistes du collectif Rev Lib ont proposé hier après-midi, à l?auditorium Ocatve Wiéhé, un concert pour que stoppe le communalisme.
Plusieurs groupes connus se sont succédé : Abaim, Latanier, Nitin Chinien, ? ainsi que des groupes de l?université.
L?ambiance était pourtant très moyenne, malgré cette initiative. Les étudiants sont-ils fatigués ?
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