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Droits et devoirs

19 janvier 2007, 20:00

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Je suis entièrement d?accord avec M. Ashok Subron de la plate-forme syndicale «Rezistans EK alternativ» : une réforme des lois du travail est plus que nécessaire.

Puis-je soumettre quelques idées velues ?

Je sais que les employeurs n?ont pas la cote chez M. Subron (il travaille pour qui, lui ?), mais il faut quand même reconnaître que tant que l?on voudra des emplois et des employés, il faudra bien composer avec des employeurs et leur offrir quelques «devoirs» pour compenser tous les droits, acquis ou autres, des employés. Sinon, on court le risque d?avoir moins d?employeurs et donc moins d?emplois. Cela ne peut quand même pas être souhaité par M. Subron. À moins qu?il ne pense encore au paradis socialiste où le chômage n?existe pas par fiat, parce que tous sont employés par le gouvernement et où il n?y a donc plus besoin ni de syndicalistes et ni de lois du travail ?

Chaque année en janvier, des centaines et peut-être des milliers d?employeurs émergent de l?année qui se termine avec des employés qui, sans avis et encore moins de préavis, mais ayant tout juste encaissé le 13eme mois, disparaissent dans la nature sans autre forme de procès. Je connais ainsi un couple qui, dans le domaine agricole, s?est réveillé un 3 janvier avec moins de 50 % de son personnel et sans employé homme du tout ! Le «gardien», celui à qui vous avez confié la sécurité de votre entreprise, ne se pointe pas non plus le soir du 31 parce qu?il a touché le maximum qui lui est dû. Les bandes annonces de la zone franche pour le mois de janvier sont bien connues. Au-delà du lundi «cordonnier», il y a le janvier «savate». Même quand le chômage est à 10 % !

Ce n?est pas acceptable : la contrepartie du préavis de licenciement doit impérativement être le préavis de retrait d?emploi avec pénalités à la clé, faute de quoi des pans entiers du monde de l?emploi sont et seront vexatoirement déstabilisés, continuant d?affecter la productivité nationale.

Et puis il y a l?aberration du «sick leave remboursé». Quelle claque à la raison ! Car soit vous êtes «sick», soit vous êtes en bonne santé pour travailler. Quand on vous rembourse pour un «sick» pas pris, c?est institutionnaliser le fait que les employés puissent «déclarer» un «sick» sans l?être. La phrase même dit tout : on déclare un «sick». Quelle école de formation ! Quelle belle moralité !

Le salaire minimum, d?accord. Je pense même qu?il doit être très généreusement relevé (par étapes jusqu?à Rs 8,000 quand la fiscalité aura atteint 15 % ?) parce que la précarité économique des familles est la base de problèmes connexes comme l?absentéisme ou encore l?aberration des «sick leave» remboursés ou pire, de l?attrait relatif de la rapine ou de «triangaz» style «roder feray». Les bénéfices d?un pouvoir d?achat additionnel injecté dans l?économie ne seront pas à négliger non plus Mais il faut une contrepartie qui se conjugue avec une plus grande responsabilisation des employés vis-à-vis de leur employeur (notice obligatoire d?un mois, faute de quoi, ils seront passibles du paiement de trois mois de salaires minimum), du «sick» obligatoirement soutenu par un certificat médical (l?employeur payant la «consultation», taxable pour et faite par un médecin accrédité préalablement par lui) et d?un coût de licenciement bien moins répressif (après tout ce qu?on doit protéger, ce sont les emplois, pas les mauvais employés). De toutes les manières, une loi du travail plus équilibrée devrait faire rapidement baisser le chômage au point où ce seront les travailleurs qui travaillent et qui s?améliorent grâce à la formation, qui commanderont leurs salaires. Pas M. Subron.

PUCK

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