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Les «hallucinations» de Fakhoo
Il dit avoir des «hallucinations» et il n?est plus emprisonné à La Bastille à Phoenix. En effet, depuis le vendredi 12 janvier, Manan Fakhoo se trouve à l?hôpital Brown-Séquard à Beau-Bassin.
Le prisonnier-fugitif, qui a beaucoup fait parler de lui en fin d?année, a été examiné hier par un panel de médecins.
Ces derniers ont recommandé le prolongement de son séjour à l?hôpital psychiatrique jusqu?au 2 février.
En attendant, Manan Fakhoo devra suivre un traitement qui lui permettra de chasser les démons qui hantent ses nuits. Son retour à La Bastille dépendra du diagnostic des médecins spécialistes qui feront une nouvelle évaluation de sa santé mentale ce 2 février.
C?est Manan Fakhoo qui a lui-même demandé à l?officier responsable du département Bien-Etre de La Bastille de le faire examiner par le médecin de la prison. A ce dernier, de même qu?à son avocat, Sanjiv Teeluckdharry, il aurait confié qu?il «se sentait mal dans sa tête et qu?il avait surtout des hallucinations». Après la consultation, le médecin a décidé de le faire admettre à l?hôpital Brown-Séquard.
Interrogé hier, Me Teeluckdharry estime que son client est très mal en point. «Je l?ai rencontré mercredi et ce n?est plus le même homme que j?ai vu le jour où il a décidé de se rendre à la police.» Selon lui, Manan Fakhoo a beaucoup souffert du régime sévère de détention en vigueur à la prison de haute sécurité de la Bastille et qu?il n?est pas en état de continuer à purger la peine d?un an de prison que lui a infligée la cour intermédiaire.
A La Bastille, les détenus sont logés dans des cellules de trois mètres par deux, contenant un lit et un coin lavabo. Les heures de sortie sont limitées à une heure par jour, une demi-heure le matin et l?autre dans l?après midi. S?ils reçoivent la visite de proches ou d?avocats, la communication se fait à travers les barreaux.
Manan Fakhoo avait été trouvé coupable sous trois chefs d?accusation, deux pour possession d?armes offensives et le troisième pour avoir provoqué du désordre dans un lieu public, c?est-à-dire avoir donné des instructions pour créer du désordre dans le meeting de Dinesh Ramjuttun durant la campagne électorale de la partielle de Flacq-Bon Accueil en 1998.
Son avocat compte, la semaine prochaine, présenter une nouvelle demande de rémission de peine auprès de la Commission de pourvoi en grâce. Il rappelle qu?une première demande en ce sens n?a pas été considérée, son client ayant refusé de se rendre à la police au moment où la demande était devant les membres de la commission.
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