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Quatre Bornes United Basalt Products

19 janvier 2007, 00:00

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Il y a des politiciens et autres démagogues qui, à la faveur d?une éphémère désignation ou d?une popularité encore plus fugace, pensent être sortis de la cuisse de Jupiter, dépositaires d?un pouvoir absolu, bref exigeant tout un chacun à passer sous les fourches caudines de leurs caprices les plus débridés et autres fantasmes. Selon le cas, leur leader les approuve bruyamment quand il est encore plus démagogue et plus dangereux qu?eux. Plus perspicaces, d?autres leaders préfèrent manifester un silence prudent mais d?une grande lâcheté, que leurs troupes démagogues ne savent interpréter correctement mais qui démotive plus d?un entrepreneur et autre promoteur. Beaucoup plus rares sont les leaders politiques, assez courageux, pour se démarquer de tout excès démagogique, quitte à perdre un peu de popularité, pour apparaître plus sensés et plus responsables aux yeux de ceux qui assurent le développement et pas seulement économique de notre population.

Aujourd?hui encore, nous assistons au spectacle lamentable de politiciens de la dernière averse, dont le seul programme est de profiter au maximum des avantages d?une élection, grâce à un ticket offert sur un plateau, pour assouvir leurs vieux fantasmes racistes et vouloir bouter hors de Maurice, sinon des régions côtières et de nos pas géométriques les derniers des capitalistes surtout s?ils sont d?origine européenne ou africaine. D?autres font mieux (ou pire) encore. Ils vont jusqu?à faire savoir à des multinationales qu?ils ne s?opposent pas à leur implantation sur le territoire mauricien mais à condition que leur No 1 local ne soit pas de ces origines honnies par certains. Ils ne sont pas assez intelligents pour comprendre que pour une multinationale qui consent à un si triste chantage, elles sont des dizaines à préférer s?implanter ailleurs, dans des pays, dont le prince et ses proches collaborateurs ne sont pas des enfants gâtés ni des débiles mentaux.

A la mi-janvier 1982, de tristes politiciens, en mal de popularité facile, compte tenu surtout de l?imminence des législatives, font de la démagogie auprès de femmes, lavant illégalement du linge sale, ne leur appartenant pas toujours, dans les rivières de Trianon. Ils procèdent à un lavage du cerveau, leur prétendant qu?elles ont tort de laver du linge, même sale, dans une rivière polluée (?) par les eaux usées de la concasseuse voisine d?United Basalt Products, celle-la même voulant approvisionner la base militaire américaine de Diego Garcia en macadams et autres grains de sable basaltique. Ils trouvent des journalistes assez complaisants pour se faire l?écho de la déclaration de guerre de simples lavandières contre la trop puissante UBP.

La presse d?il y a 25 ans allègue que la municipalité quatrebornée est assez débile pour faire savoir à UBP qu?elle ne renouvellera pas son permis d?opération si la concasseuse n?obtient pas, de la Santé, un certificat attestant qu?elle ne présente aucun danger pour la santé publique, notamment en matière de pollution des rivières.

La réponse publique du doux Jean Giraud est un morceau d?anthologie dans l?art de remettre, à leur place, choses et démagogues.

Il dénonce d?abord l?inconscience de la municipalité de Quatre-Bornes, multipliant généreusement des permis de construction résidentielle, à des propriétaires du Morcellement Saint-Jean, tout en sachant que leurs terrains sont exposés à la poussière de roche provenant d?une concasseuse, installée à Trianon, depuis des décennies. Par souci humanitaire, UBP consent à accroître ses coûts de production en lavant les roches utilisées avant leur broyage et leur réduction à l?état d?agrégats et de sable de roche.

De sa propre initiative UBP aménage aussi des bassins de décantation, sur une superficie d?un arpent. L?eau ainsi décantée conserve toutefois une teinte rougeâtre, certes salissante, mais pas impropre à l?irrigation des terres agricoles, d?où leur déversement dans un canal alimentant le réservoir de La Ferme. Ces eaux décantées sont moins terreuses que l?eau de nos rivières en période de crue. Disons que cette coloration terreuse est plus constante que l?eau boueuse des crues temporaires.

Il glisse sur le fait que, à la faveur d?une extension des limites de Quatre-Bornes, sa concasseuse est désormais soumise à des taxes municipales, en dépit de l?absence de tout service urbain. Il y voit les effets ?d?une mentalité administrative plus en rapport avec l?appétit du parasite qu?avec la compétence d?une gérance efficace?.

Il s?adresse ensuite aux démagogues. ?Au lieu de pêcher des électrices en eaux troubles, vous ferez mieux d?obtenir l?installation de buanderies populaires dans la région de Belle Rose.? Il lui paraît inconcevable que des politiciens magouillent pour obtenir la suspension du permis d?opération d?une concasseuse, mettant ainsi en péril l?emploi de 500 travailleurs de Quatre-Bornes et de milliers d?autres, pouvant être affectés indirectement par ce refus de renouvellement de permis d?opération. Ces politiciens se vantent de protéger les intérêts de lavandières. Ne savent-ils donc que la loi interdit de laver son linge sale dans nos rivières et autres cours d?eau ? Pourquoi la CWA ne procède-t-elle pas à l?analyse microbienne de l?eau de nos rivières après ce lavage de linge sale ? ?Les Portlouisiens seraient édifiés de découvrir, à travers leurs robinets, les matières que la décence m?empêche de décrire mais que libèrent avec profusion des lavandières défendues par des politiciens démagogues?, conclut le doux Jean Giraud.

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