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3 700 invités pour l’investiture de Ravalomanana
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3 700 invités pour l’investiture de Ravalomanana
La liste n’est pas encore arrêtée. La liste des invités de marque qui assisteront à la cérémonie d’investiture du président de la République Marc Ravalomanana, demain, s’allonge.
Outre les quelque 3 700 personnes qui prendront place dans les tribunes centrales et latérales du stade de Mahamasina, des personnalités venant de la Communauté internationale sont attendues à Antananarivo.
Il s’agit notamment du Roi du Lésotho, Letsi III, du président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, actuellement à Mahajanga, du Premier ministre mauricien, Navinchandra Ramgoolam, du secrétaire général du Marché commun d’Afrique australe et orientale (Comesa), Erastus Mwencha et du Commissaire européen, Louis Michel.
L’arrivée du Roi du Lésotho est justifiée par l’adhésion de Madagascar à l’organisation commerciale régionale. Son pays est membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).
Une lourde mission viendra de la France. Elle est composée, entre autres, du ministre de l’Agriculture et de la pêche, Dominique Busserau, ainsi que du conseiller à la présidence de la République chargé des affaires africaines, Michel de Bonnecorse. Le secrétaire américain à l’Agriculture, Michael O. Johanns, sera à la tête de la délégation américaine.
Par ailleurs, le programme du voyage à l’extérieur du président de la République, Marc Ravalomanana, après son investiture le 19 janvier, il n’est pas encore établi. Le premier pays que le chef d’État va visiter cette année reste, pour le moment, à savoir. Seul le séjour présidentiel en Allemagne au mois d’avril est, actuellement, connu.
Le ministre des Affaires étrangères, le général Marcel Ranjeva, a donné mardi des explications sur l’allocution de Marc Ravalomanana lors de la présentation des vœux au palais d’État à Iavoloha le 5 janvier. “Le voyage annoncé par le chef d’État à Iavoloha concerne la concrétisation du plan d’action pour Madagascar (MAP). Il relève de son rôle économique. Comme en matière politique, la détermination de la destination lui revient dans ce cas”, a t-il soulevé à l’issue de la présentation des vœux du corps diplomatique au ministère des Affaires étrangères à Anosy.
Campagne en Amérique</B>
Sur le plan continental, le prochain sommet de l’Union africaine se tiendra à Addis-Abeba en Éthiopie le 28 et le 29 janvier. Mais la participation à une telle rencontre dépend dans une large mesure du président de la République.
Le chef de la diplomatie malgache s’est aussi exprimé dans ce sens. “Le chef de l’État représente le pays aux différentes rencontres au sommet. Il lui appartient d’examiner si sa participation à ces rendez-vous est de nécessité”, a t-il ajouté.
Marc Ravalomanana a parlé dans son discours de sa sortie à l’étranger, sans entrer dans les détails. “Déjà dans quelques semaines, nous commencerons une campagne en Europe, en Amérique, en Asie, et en Australie pour convaincre de nouveaux États, de nouvelles organisations internationales, des fondations et des entreprises de nous soutenir dans la mise en œuvre du MAP”, a t-il affirmé.
Interrogé sur la concrétisation de l’initiative du président de la République, le secrétaire général à la Présidence, Noël Rakotondramboa, n’a pas voulu répondre explicitement. “Je ne suis pas habilité à vous répondre. Je me charge plutôt des affaires administratives et financières. Mais pour le moment, aucun dossier portant sur la réglementation financière de tel ou tel voyage à l’extérieur du président de la République n’est parvenu à mon bureau. C’est ce que je peux annoncer”, a t-il évoqué.
INONDATION
Les fortes pluies tuent sept personnes</B>
Les conséquences des pluies torrentielles sont énormes. Outre les dégâts matériels, des pertes en vie humaines sont également à déplorer. Sept décès ont été enregistrés rien que dans la ville d’Antananarivo.
“Parmi ces personnes figurent cinq victimes de l’effondrement d’une maison ou de l’éboulement d’un terrain et deux victimes d’une noyade sur les rives de l’Ikopa à Tanjombato”, note Patrick Ramiaramanana, premier magistrat de la ville d’Antananarivo, mardi, au cours d’un point de presse donné à Tsaralalàna.
Beaucoup de sinistrés sont aussi recensés dans la ville d’Antananarivo. Le dernier bilan indique que seul le troisième arrondissement n’en compte pas. “Depuis la création du marais Masay, nous sommes épargnés par l’inondation même pendant les fortes pluies. L’eau s’y déverse facilement. Auparavant, la hauteur de l’eau atteignait celle de la troisième marche de l’escalier”, constate Francis, un habitant d’Andravoahangy.
Jusqu’à mardi, 598 sinistrés sont enregistrés dans le premier arrondissement. 391 sinistrés ayant résidé à Andohatapenaka II sont temporairement logés au Centre de diagnostic d’Andohatapenaka (CDA) et 391 habitants d’Andohatapenaka III sont installés à Andranoamby derrière l’abattoir.
Plan Orsec</B>
Dans le deuxième arrondissement, les 141 familles sinistrées sont casées au tranompokontany et à Andohamandry. Le tranompokontany d’Ankaditoho accueille les 240 sinistrés d’Ankaditoho et de Maroroho dans le quatrième arrondissement.
De leur côté, les 755 sinistrés comprenant 258 familles de Soavimasoandro, dans le cinquième arrondissement, trouvent refuge au Toby Seecaline. 14 familles du sixième arrondissement, quant à elles, sont placées au bureau du fokontany et le Hangar du Sogea.
Depuis le mois de décembre, la commune urbaine d’Antananarivo a mis en œuvre le plan d’Organisation de secours (Orsec) pour faire face aux dégâts pouvant résulter de ces cataclysmes.
<B> Les sinistrés d’Analampanga en détresse</B>
■ Le malheur s’est abattu à Ambodivary-Analampanga. Les habitants du fokontany, situé dans la commune rurale de Soavina-Atsimondrano, en sont convaincus. Samedi, l’eau de l’Ikopa a, en effet, débordé sur une digue, provoquant l’inondation partielle du village. Dimanche, neuf maisons ont été à moitié immergées, dont l’une s’est effondrée n’ayant pas résisté au courant de l’eau. Leurs 60 occupants sont dans le besoin, complètement en détresse.
Munie d’une couverture et d’un petit matelas, Elizabeth Ramananarivo, son mari et ses deux enfants ont dû quitter précipitamment leur maison, samedi dans la matinée. Abandonnant leurs meubles et effets personnels, ils ont rejoint l’École primaire publique (Epp) d’Analampanga.
“Nous étions terrorisés. Le niveau de l’eau a atteint les fenêtres et, comme la maison présente des fissures, nous craignons qu’elle ne s’effondre”, raconte-t-elle. “Du fait de cette catastrophe, nous risquons de gonfler les rangs des sans-abri. Nous n’aurons jamais les moyens de la reconstruire, car ni mon mari ni moi n’avons de travail fixe, nous contentant d’emplois temporaires que nous trouvons”, se lamente-t-elle.
Randriamanankina Rakotondravao est également confronté au même problème. “Ma maison s’est totalement effondrée". Retraité de 66 ans, "je ne dispose pas de l’argent nécessaire pour la rebâtir”, se plaint-il, à son tour. “Une grande partie du village risque d’être sous l’eau si le mauvais temps persiste. Ce qui augmentera le nombre des sinistrés”, craint Auguste Rajaonarivelo, président du fokontany.
Pour le moment, 35 sinistrés sur 60 ont trouvé refuge dans leurs familles et connaissances. Le reste, soit 25 personnes, s’est réfugié dans une salle de classe de l’EPP d’Analampanga, que les élèves ont dû libérer. Les sinistrés vivent dans des conditions assez malsaines. Une salle de classe sert d’abri à 25 personnes, soit pour chaque famille sinistrée un petit espace de 4 à 5m2. À cela s’ajoute une mauvaise aération qui peut favoriser la propagation de certaines maladies respiratoires, allergiques, dermiques…
Le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) leur a remis, dimanche matin, une aide composée de150 kilos de riz, neuf couvertures, 50 kilos de sel et deux cartons de Sûr’eau. “L’objectif est de venir en aide aux sinistrés en répondant à leurs besoins”, souligne Jacky Roland Randimbiarison, secrétaire exécutif du BNGRC.
ALERTE À TOLIARA
<B> Plaine d’Antananarivo : Ikopa, Sisaony et Mamba débordent</B>
Un réel péril pèse sur la plaine d’Antananarivo. Depuis dimanche, les cotes d’alerte des rivières Ikopa, Sisaony et Mamba sont dépassées. Ainsi, le danger imminent y est déclaré. “Une inondation peut survenir au niveau des zones basses, traversées par ces rivières, notamment en cas de nouvelles averses”, déclare Jean Angelin Randrianarison, ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire, en marge d’une visite de la station de pompage d’Ambodimita.
Depuis quelques jours, le lac de Mandroseza est également en crue. “Si les pluies torrentielles continuent, il risque de déborder, de s’unir à la rivière d’Ikopa dont le niveau augmente également, et d’inonder les rails”, doute un habitant du fokontany d’Ankadindratombo.
Du côté d’Ambohidratrimo, le fleuve d’Andranotapahina risque d’inonder la chaussée. En ville, le niveau du marais Masay et du lac de Behoririka a également connu une hausse. Leur hauteur avoisine celle de la rue.
Le bulletin hydrologique de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) indique qu’à l’échelle d’Anosizato, le niveau de l’Ikopa s’élève à 3,12 m, alors que la cote d’alerte de danger est de 3,50 m. A l’échelle de Bevomanga, cette rivière s’élève à 4,25 m si la cote d’alerte est de 4,50 m.
Concernant la Sisaony, sa hauteur avoisine les 2,84 m à l’échelle d’Ampitatafika. Quant à la Mamba, elle est de 1249,18 m, à l’échelle d’Ambohidroa.
“Les eaux continueront de monter durant les 12 prochaines heures”, note Philippe Rateloson,directeur général de l’Apipa.
Étant donné cette situation, des mesures ont été prises par le Faritany d’Antananarivo, la région, les communes, les fokontany, le Bureau national pour la gestion des risques et des catastrophes ainsi que l’Apipa.
“Il s’agit d’inciter les personnes habitant les zones basses et proches des rivières à se déplacer et gagner les zones en hauteur”, indique Manganirina Randrianarisoa, chef de la région Analamanga.
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