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Tueurs en série d’enfants : L’Inde en état de choc

18 janvier 2007, 00:00

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La police indienne a mis au jour récemment de nouveaux restes humains près de New Delhi où avaient été découverts fin décembre les cadavres de 16 enfants, portant le bilan des victimes de deux tueurs en série, arrêtés depuis, à au moins 40 morts.

Les enquêteurs ont dit avoir retrouvé des sacs en plastique remplis d’ossements humains et qui avaient été jetés dans un égout à Noida, dans la banlieue de la capitale indienne.

“Il semble maintenant que le nombre de ceux qui ont été tués atteindrait 40”, a indiqué aux journalistes un policier du Central Bureau of Investigation (CBI), l’équivalent du FBI américain. Les restes de 17 personnes, dont 16 enfants, avaient été retrouvés fin décembre enterrés dans le jardin de la maison de Mohinder Singh, un entrepreneur de travaux publics.

Relations sexuelles avec les cadavers</B>

Lui et son employé, Surender Koli, avaient été arrêtés le 29 décembre puis inculpés d’enlèvements, viols et meurtres. D’après la presse, Koli a reconnu devant la police avoir eu des relations sexuelles avec les cadavres de ses victimes et avoir tenté de manger leurs organes après les avoir assassinées et violées.

Les journaux et les télévisions en Inde pullulent depuis quinze jours de révélations plus macabres les unes que les autres sur ces actes de cannibalisme et de nécrophilie. Les familles des enfants accusent les autorités locales d’avoir négligé l’enquête parce que les victimes étaient issues de milieux défavorisés.

Depuis, neuf policiers ont été révoqués pour “incompétence” et trois ont été suspendus. Les victimes, essentiellement des filles, étaient les enfants de cultivateurs vivant dans des bidonvilles près de Noida, en majorité des travailleurs migrants originaires de l’État du Bengale occidental (est). Selon des habitants de Noida, plus d’une quarantaine d’enfants aurait disparu dans le secteur depuis deux ans.

NÉCROPHILES

<B>Des révélationschocs</B>

■ La presse indienne rapporte que le suspect a déclaré aux policiers avoir eu des relations sexuelles avec les cadavres de ses victimes. De plus, il se souviendrait du nom et du visage de chacune d’entre elles.

Il aurait aussi confessé avoir tenté de manger des organes et d’en avoir découpé d’autres avant de les jeter aux toilettes. Enfin, la police a trouvé de la “chair” dans un réfrigérateur du logement où vivaient Surender Koli et Mohinder Singh. Elle n’a pas toutefois précisé si c’étaient des restes humains.

Depuis deux semaines, des révélations macabres sur ces actes de cannibalisme et de nécrophilie se multiplient dans les journaux et les réseaux de télévisions de l’Inde. Et la morbidité de toute cette histoire attire de nombreux curieux devant la “maison de l’horreur”. Il faut dire que c’est le pire meurtre en série de l’histoire de l’Inde. Des parents révoltés Selon des habitants de Noida, une quarantaine d’enfants ont disparu depuis deux ans.

Les parents accusent la police de ne pas avoir réagi, après plusieurs plaintes pour disparition, parce que les victimes venaient de familles de cultivateurs. Ces familles vivent entassées dans des bidonvilles de Noida et sont originaires du Bengale occidental. Depuis le début de l’enquête, neuf policiers ont été révoqués ou suspendus pour “incompétence”.

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