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La sécurité à l?école à l?épreuve des faits
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La sécurité à l?école à l?épreuve des faits
?Nous n?avons qu?un First Aid Kit et nous ne sommes pas formés pour donner les premiers soins à un enfant.? Ces propos sont d?un enseignant, Bhoseduth Ramsewak, président de la Mauritius Head Teachers? Union. La sécurité à l?école est en effet une matière qui paraît trop négligée : les risques que peut présenter le mauvais état de certains bâtiments, les failles dans la surveillance des élèves pendant la récréation, sont pourtant l?affaire de tous.
Malgré la chute de débris du plafond de l?école primaire du gouvernement de Piton en octobre 2006, les directeurs d?école, interrogés sur les infrastructures et l?état des bâtiments, se veulent rassurants. Et font montre de vigilance. C?est en effet à eux de prévenir la Maintenance Unit au moindre problème, sans attendre que la situation ne se dégrade.
Néanmoins l?encadrement sanitaire est un mauvais élève. Les enseignants sont rarement informés des maladies ou allergies dont souffrent leurs élèves. Là, l?arrivée du carnet de santé devrait en principe régler ce problème.
La surveillance au portail d?entrée pose aussi problème. Vimla Bucktowar, directrice de l?école du gouvernement Émilienne Rochecouste de Quatre-Bornes, explique que c?est aux ?plantons de faire des rondes à la porte pour s?assurer qu?aucun étranger ne pénètre dans l?école?. De plus, en l?absence de surveillants pendant la récréation, ce sont les caretakers, le maître d?école et les enseignants qui prennent en charge la sécurité des enfants. ?Nous avons mis en place un système de relais où chaque enseignant donne 15 minutes de son temps de pause-déjeuner pour surveiller les élèves?, explique Vimla Bucktowar.
Dhaneshwur Gopaul, directeur de la New Bambous Government School, explique qu?afin d?assurer la sécurité des plus jeunes, l?école dispose de deux cours de récréations, l?une pour les Std I- Std III et l?autre pour les plus âgés. ?Nous évitons ainsi que les petits ne soient bousculés par les plus grands.?
La sécurité des enfants inclut aussi leur hygiène alimentaire. Si l?interdiction de vendre des boissons gazeuses est une étape importante, Bhoseduth Ramsewak précise la nécessité de vérifier les Food Handler?s Certificate des marchands de fast-foods dans l?enceinte des établissements. Cela se complique par l?absence de personnel. ?Nous manquons d?infirmiers. Les caretakers, les enseignants et les directeurs d?école ne peuvent pas tout faire car ils sont déjà débordés?, conclut Bhoseduth Ramsewak.
Pouspam RAMSAMY
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