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Une femme victime d?agression fatale à l?hôpital Brown-Séquard
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Une femme victime d?agression fatale à l?hôpital Brown-Séquard
Elle gisait morte dans la cour de l?ancienne aile de l?hôpital Brown-Séquard. À ses côtés, deux pierres maculées de sang. L?autopsie révèle que Doolaree Dharkhan, une habitante de Nouvelle-France, âgée de 76 ans, a succombé à une fracture du crâne. Elle a aussi eu une rupture de la rate et du foie. La police tend à croire qu?elle a été assassinée et que les pierres trouvées à côté d?elles sont les armes du crime.
Le poste de police de Barkly a été alerté de la découverte macabre vers 16 heures. La victime, drapée dans un sari de couleur bleu-vert, gisait sur le côté gauche et portait de multiples blessures au visage et à l?abdomen. Elle aurait, semble-t-il, reçu des coups de pierres.
Hier matin, Doolaree Dharkhan avait été rendre visite à son fils d?une quarantaine d?années interné à l?hôpital psychiatrique depuis deux ans. Elle le faisait deux fois par semaine. Les dimanches, elle y allait toujours car, précise sa belle-fille, Pushpa, ?li gagn plis letan?.
Mais selon les informations obtenues des enquêteurs, tout porte à croire que la victime n?a pas rencontré son fils. Des vêtements qu?elle devait lui remettre ont, en effet, été retrouvés dans un sac en plastique à côté d?elle. En revanche, un sac en raphia et un porte-monnaie qui étaient en sa possession n?ont pas été retrouvés.
Doolaree Dharkhan avait quitté sa maison vers 9 h 45. Mais, alors que d?habitude, elle rentrait avant 15 h 45, elle n?était toujours pas là après 16 heures. Ce qui commença à inquiéter ses proches. Dans un premier temps, toutefois, ses enfants ont pensé qu?elle s?était rendue chez sa s?ur, à Beau-Bassin. Mais, après vérification, ils devaient apprendre qu?elle n?y était pas.
Identification
Entre-temps, soit vers 16 h 45, la police téléphone au domicile de la victime. Ce qui ne fait qu?accroître l?anxiété de ses proches. Ces derniers tentent alors d?avoir des informations auprès d?un parent travaillant à cet hôpital. C?est ainsi qu?ils apprennent que le corps d?une femme, dont l?identité n?est pas encore connue, a été découvert à proximité d?une ancienne salle convertie en archives. Une des questions auxquelles tentent de répondre les enquêteurs, c?est d?ailleurs la raison pour laquelle elle se trouvait à cet endroit.
Subhas, l?un des fils de Doolaree, se précipite à l?hôpital Brown-Séquard. Il y patiente en se rongeant les sangs, jusqu?à ce que, vers 18 heures, un officier de police l?appelle pour identifier le cadavre. Il y va et, à son retour, fond en larmes. ?Ma, ma? se lamente-t-il, cherchant du réconfort auprès des siens.
Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, a été mandé à l?hôpital Brown-Séquard pour examiner le cadavre avant qu?il ne soit transporté à la morgue de l?hôpital Victoria, Candos, aux fins d?autopsie vers 18 h 50. Il était assisté de deux stagiaires de la section médico-légale, les Drs Prem Chamane et Sheila Mudhoo.
Des policiers de Barkly, menés par le sub-inspector Somar ainsi que des éléments de la Divisional Support Unit ont aussi été dépêchés sur les lieux dès que la nouvelle leur a été communiquée. Peu après, des hommes de la Criminal Investigation Division (CID) de Barkly les y ont rejoints. Des éléments du Scene of Crime Office ont, en outre, examiné le lieu. Alors que le photographe de la police, Sanjeev Boodnah et le dessinateur, Savaparelli Appadoo, ont pris des clichés et des plans.
Doolaree Dharkhan était la mère de sept enfants, quatre filles et trois garçons. Cette retraitée de la sucrerie de Rose-Belle est veuve depuis une douzaine d?années. Pushpa, une de ses belles-filles, la décrit comme une personne causante et joviale. Elle aimait être entourée de la famille, précise-t-elle.
Cette agression a fait rejaillir, au sein du personnel de cet établissement psychiatrique, des craintes par rapport au manque de sécurité dans les hôpitaux. Car ce sont des laboureurs qui s?occupent actuellement de l?aspect sécurité dans les hôpitaux du pays.
En attendant, la police poursuit l?enquête. Mais d?ores et déjà, ceux qui en sont chargés estiment que leur tâche ne sera pas facile.
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