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La lutte contre le chikungunya s?organise
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La lutte contre le chikungunya s?organise
Alors que l?INVS (Institut National de Veille Sanitaire) diffuse son point de situation sur l?épidémie de chikungunya, à Mayotte on attend la nouvelle saison des pluies avec une certaine appréhension. Selon l?INVS, ?La situation actuelle à Mayotte correspond à une période inter-épidémique avec poursuite de la transmission du virus sur un mode sporadique. Environ une dizaine de cas de chikungunya sont notifiés chaque semaine depuis le mois de juillet. Comme à la Réunion, il convient de rester vigilant car en 2005, le retour de conditions climatiques favorables au développement du moustique avait permis sa recrudescence et une reprise du phénomène épidémique dés la fin de l?hiver austral.?
A Mayotte, les autorités ont épaulé le traditionnel ?nettoyage de villages? organisé par différentes associations environnementales. Cette année, cette journée, qui s?appuie principalement sur les enfants qui procèdent eux-mêmes au nettoyage de leur village, semble avoir été un peu mieux suivie cette année. De nombreuses épaves de voitures ont ainsi enfin été évacuées des recoins des villages. On avait en effet pu s?étonner de voir que l?année dernière, rien n?avait été fait quant à ces carcasses qui sont un véritable paradis pour l?Aedes.
Malheureusement, quelques semaines après cette manifestation, force est de constater que les rues sont déjà de nouveau envahies par des déchets de toutes sortes, de la couche culotte aux nombreuses canettes de boisson métalliques...
L?épidémie de chikungunya a débuté à Mayotte en janvier 2006 et a atteint son pic au cours de la semaine du 13 au 18 mars 2006. Au total et pour l?ensemble de la période épidémique, 7 290 cas suspects d?infection aigue de chikungunya ont été déclarés aux autorités sanitaires par les médecins à Mayotte.
Ce chiffre ne reflète toutefois pas l?ampleur réelle de l?épidémie car de nombreux patients n?ont pas eu recours aux services médicaux et n?ont donc pas été comptabilisés. Une enquête menée au mois de mai 2006 par l?INVS a montré qu?environ un quart de la population de Mayotte déclarait avoir présenté des symptômes compatibles avec le chikungunya. Seule la moitié de ces personnes avait eu un contact avec les services de soins officiels et beaucoup avaient eu recours à l?automédication ou à la médecine traditionnelle.
La situation actuelle à Mayotte correspond à une période inter-épidémique avec poursuite de la transmission du virus sur un mode sporadique, avec entre 0 et 10 cas notifiés chaque semaine depuis le mois de juillet.
Il convient de rester vigilant car en 2005, le retour de conditions climatiques favorables au développement du moustique avait permis sa recrudescence et une reprise du phénomène épidémique dés la fin de l?hiver austral.
Kashkazi.com
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