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Manan Fakoo, le parcours d’un fugitif
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Manan Fakoo, le parcours d’un fugitif
Manan Fakoo, recherché depuis le 12 septembre pour purger sa peine d’un an d’emprisonnement, a, hier, été interviewé sur les ondes d’une radio privée. La question de sa recherche avait été soulevée la veille à l’Assemblée nationale. Cet habitant de Beau-Bassin, âgé de 42 ans, a disparu depuis que le mandat d’arrêt a été émis contre lui. Ses proches ont également abandonné la maison familiale depuis trois mois.
Le suspect Fakoo a été condamné sous trois chefs d’accusation : les deux premiers pour possession d’armes à feu et le troisième pour avoir donné des instructions pour troubler l’ordre public. Selon l’acte d’accusation, il aurait sommé le Dr Ramjuttun de mettre fin à un meeting organisé lors de la campagne en marge de l’élection partielle au n° 9 (Flacq-Bon-Accueil) en 1998, faute de quoi “il y aurait des coups de feu”.
À la suite de son procès en cour intermédiaire, le prévenu avait été condamné à trois ans de servitude pénale. Après appel, sa peine a été ramenée à un an de prison. Mais toujours insatisfait, il voulait tenter de faire appel devant le Conseil privé de la reine. Mais sa demande d’autorisation fut rejetée par le Senior Puisne Judge, Bernard Sik Yuen.
Sabres et coups de feu</B>
Ce ne fut pas la seule fois où Manan Fakoo fit parler de lui. Le 7 février 2006, il aurait été pris à partie par des vigiles du casino Ti Vegas, à Quatre-Bornes, pour n’avoir pas déplacé sa voiture qui était, semble-t-il, mal garée. L’un des vigiles l’aurait menacé avec un revolver pendant que quatre autres lui auraient fait les poches, le délestant d’une somme de Rs 101 500. C’est ce qu’il avait rapporté à la police.
Le lendemain, une soixantaine d’hommes, dont certains armés de sabres auraient débarqué chez lui, à Beau-Bassin. Alors que la famille s’enferme à l’intérieur, des bouteilles de bière vides et des pierres sont lancées sur la maison, explosant des vitres. Des coups de feu auraient également été tirés.
Les Fakoo auraient alors appelé la police de Beau-Bassin mais n’ayant pas de réponse, ils auraient contacté les Casernes centrales. Une dizaine de policiers devaient ainsi arriver sur les lieux. Mais Lorsque Manan Fakoo aurait gagné la sortie en leur compagnie, ils se seraient heurtés à une foule hostile et auraient battu en retraite. Ils auraient ainsi laissé Fakoo entre les mains d’une bande déchaînée. Celle-ci l’aurait malmené, agressé à coups de sabre et laissé pour mort dans la rue.
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