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Conversion réussie pour des battantes
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Conversion réussie pour des battantes
Les 63 femmes de la Coopérative Chemin-Sud ne comptent s’arrêter en si bon chemin après leur conversion réussie dans la pâtisserie, la sous-traitance, le jardin potager, l’élevage, les tables d’hôte et le service-traiteur.
Le comité exécutif du CCS a soumis, cette fois, une demande auprès des autorités gouvernementales pour une portion de terre d’environ quatre arpents dans la région. “Il faut foncer pour réussir. Autrement, on va perdre notre temps à attendre et on finira par développer une mentalité d’assistée.” C’est le conseil de Joyce Dauphin, la présidente du Chemin-Sud à toutes les femmes licenciées et aux femmes qui sont sans emploi et qui souhaitent mettre sur pied leur petite ou moyenne entreprise.
<B>Polyvalentes</B>
Accompagnée de trois autres femmes, dont Marina Mohun la trésorière de Chemin-Sud, Joyce, qui avait suivi des cours de pâtisserie, met tout le paquet, avec les licenciées, pour réussir. Elles ont bénéficié de l’aide d’Organisations Non-Gouvernementales (ONG), le Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) et surtout du soutien d’Aline Wong, Femme Chef d’Entreprise Mondiale pour la région d’Afrique.
Avec les 4 arpents de terre, le CCS envisage d’approvisionner en légumes tous les nouveaux établissements hôteliers du Sud. Regroupant environ une quinzaine de femmes, le secteur de l’agriculture qui fait partie intégrante du projet Chemin-Sud, est promis à un bel avenir. Pour y arriver, les ex-licenciées ont déjà établi un plan de travail pour faire aboutir ce projet agricole. Elles comptent solliciter, dans les jours qui viennent, l’expertise des cadres de l’Agricultural Research Extension Unit (AREU). “Nous avons de modestes mais de légitimes ambitions”, déclare Joyce, en présence de Marina Mohun, qui se trouve à ses côtés dans sa pâtisserie à Chemin-Grenier.
Pour réussir dans leur entreprise, ces licenciées de la zone franche n’ont pas mis tous leurs œufs dans le même panier. Elles ont misé sur la polyvalence pour une utilisation maximum des ressources humaines de la coopérative. “Nous pouvons faire face à toutes les situations. S’il se trouve qu’une femme dans le service de traiteur n’est pas disponible, elle pourrait se faire remplacer par quelqu’une d’autre qui travaille dans l’agriculture et qui a les mêmes aptitudes qu’elles”, expliquent-elles.
D’où la mise sur pied de sessions de formation de manière régulière pour toutes les femmes de la coopérative Chemin-Sud.
Et le rôle de Joyce dans tout cela ?
Mobiliser toutes les ressources pour trouver les finances. Elle a en tête l’Empowerment Fund, le Small Enterprise and Handicraft Development Authority (SHEDA).
Joyce, de forte corpulence, mère de trois enfants, s’est forgée un caractère de battante quand qu’elle a commencé des cours de leadership dans les années ‘80. “Le comité m’a proposé de présider à la destinée de Chemin-Sud. J’y ai donc vu une occasion de soulever cette question avec mon entourage qui m’a fortement conseillée d’exploiter les ressources humaines pour aider les femmes licenciées à se mettre de debout et à se prendre en charge”.
Elle rappelle que l’express-sud, en avril 2004, leur avait donné un bon coup de pouce pour la réussite de leur projet.
Vouloir c’est pouvoir, dit-on.
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